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Les hospitaliers dans la rue

Les hospitaliers dans la rue



Château-Thierry -

A l'appel des syndicats FO et CGT, les personnels du centre hospitalier de Château-Thierry sont descendus dans la rue ce vendredi pour redire « non ! » au projet de Schéma Régional d'Organisation Sanitaire (SROS 3) que cherche à nous imposer l'Agence Régionale de Santé (ARS de Picardie).

Inscrit dans le cadre de la loi "Hôpital, Patient, Santé, Territoire" (HPST) dite "loi Bachelot", initiée par le précédent Gouvernement, ce Plan Stratégique Régional de Santé (PSRS) devrait entrer en application dès le 5 décembre prochain pour être progressivement mis en œuvre jusqu'en 2017. Or, si ce projet déclenche ici une telle levée de boucliers auprès, non seulement des personnels et des médecins hospitaliers mais aussi des élus remontés à bloc, c'est que la stratégie des technocrates amiénois se traduit essentiellement par un démantèlement pur et simple des services existants. Une offre de soins soigneusement bâtie au fil de ces dernières années grâce à la mobilisation de toutes les équipes et au prix de lourds investissements, par le centre hospitalier de Château-Thierry. Un établissement qui - faut-il le rappeler - lors de la dernière certification délivrée par la Haute Autorité de Santé, s'est hissé parmi les 50 meilleurs hôpitaux de France dans sa catégorie.

 

 

 

En fait dans les documents de travail officiels de l'ARS relatifs à cette fameuse réorganisation, le nom de Château-Thierry a pratiquement disparu. La cité des fables et son bassin de population se trouvent fusionnés dans une nouvelle entité : la "Communauté Hospitalière Territoriale" (CHT) Aisne sud  avec - ainsi que déjà évoqué -  Laon et Soissons ; la cité de Clovis devenant un "Centre infra régional" (45 minutes) vers lequel seront systématiquement dirigés, dans de nombreux cas, les patients jusqu'alors pris en charge à Château-Thierry. Le spectre des suppressions, déclassifications et réductions des services va de la maternité (dégradée du Niveau 2A au Niveau 1) et de la néonatologie (supprimée) à la réanimation (désactivée) et à l'unité de soins intensifs en cardiologie -USIC- (délocalisée) en passant par les gardes chirurgicales en traumatologie les nuits, week-end et jours fériés. Exit encore les conventions passées avec le CHU de Reims et l'institut Godinot. Pire, en cas d'aggravation de l'état de santé d'un patient hospitalisé à Soissons, obligation sera faite au centre infra régional de le faire transporter vers le CHU d'Amiens (2h15 de Château-Thierry) et non à Reims (30 minutes).

Tout en multipliant les interventions à tous les niveaux : Elysée, Matignon, ministère de la Santé, Conseil régional, Conseil général, les élus locaux : Jacques Krabal, député-maire, Georges Fourré, conseiller général chargé des solidarités, Michèle Fuselier, présidente de la communauté de communes castelle, rejoints par de plus en plus de maires et de citoyens ordinaires, clament chaque jour plus haut et plus fort leur farouche opposition à ce démantèlement.

 

 

Aussi, pour ce mardi soir 30 octobre en soirée, ont-ils convoqué un double conseil, municipal et communautaire, extraordinaire devant l'hôpital où plusieurs délibérations seront prises. L'ensemble des élus et toute la population sont invités à venir les rejoindre. Ils souhaitent que la mobilisation soit très forte tant il est vrai que chacun et chacune d'entre-nous, évidemment, devraient se sentir concernés.

 

 

 

 

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