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Un conte de Noël mis en œuvre involontairement par Pierre Commeine, trop heureux et ému du dénouement...

Un conte de Noël mis en œuvre involontairement par Pierre Commeine, trop heureux et ému du dénouement...



Vailly-sur-Aisne (02) / USA -

Le buzz de fin d’année : "Chemins d'absence" écrit par Pierre Commeine aux éditions à Contresens a permis de retrouver Catherine Whalen Purdy, nièce de Robert Whalen soldat américain tué aux portes de la Ville de Vailly-sur-Aisne en 1944…

Les médias s'emparent de la nouvelle : France 3 Picardie, RTL, Ouest France... et voilà le conte de Noël 2020 de Vailly-sur-Aisne et lorsque l'on connait Pierre l'écrivain et Arnaud le maire, l'on sait que tout cela ne va pas en rester là !

Depuis près de 20 ans, Catherine Whalen Purdy, une citoyenne américaine cherchait sans résultat à connaître le lieu et les circonstances de la mort de son oncle GI, disparu en 1944 en France.

C'est en 2021, que celle-ci retrouve sa trace grâce au roman de Pierre Commeine Chemins d'absence paru en 2018 aux Editions à Contresens.

"Je ne remercierai jamais assez Pierre Commeine d'avoir donné vie à l'histoire du soldat Whalen, héros de la libération de la Ville de Vailly-sur-Aisne !  Je ne le remercierai jamais assez de m'avoir appelé un week-end pour m'annoncer qu'il était entré en contact avecCatherine Whalen Purdy, sa nièce, grâce à son ouvrage Chemins d'absence. Quelle joie ! Quel bonheur ! Quelle incroyable nouvelle ! Aujourd'hui, les journalistes de France 3 Picardie étaient de retour dans notre Commune, à nouveau devant le monument qui, chaque 29 août, nous émeut tant. Pour capter quelques images, pour relayer cette belle histoire, pour ressentir aussi l'émotion qui est celle de l'auteur venu avec sa tendre épouse et du Maire que je suis. Si 2021 et l'épidémie de coronavirus nous le permet, nul doute que nous saurons accueillir chaleureusement la famille de Robert." Précise le maire, Arnaud Battefort.

Pierre Commeine cré sa fiction à partir des récits de son père et même s'il écrit toujours à partir de faits réels, il n'imaginait pas que la nièce de ce soldat allait - grâce à FB - lui envoyer un message en novembre dernier.

Message mêlé d'espoir, de joie et d'émotion...

"Pour moi, romancier Français, savoir qu'une famille américaine découvre subitement, grâce à une fiction, l'existence d'une ville, d'un monument et de l'honneur qu'on porte à l'un de ses membres, c'est l'un des plus beaux évènements de ma vie". A déclaré Pierre Commeine.

Catherine Whalen toute émue d'avoir enfin pu établir ce lien à commandé une trentaine d'ouvrages de Pierre Commeine pour offrir à tous les membres de la famille du héros, Robert Whalen...

 Catherine Whalen apprend le Français

pour venir dès que possible à la rencontre des Vaillysiens

Ce héros de la grande guerre honoré chaque fin août à Vailly-sur-Aisne a enfin retrouvé sa famille grâce à ce roman... Toutes et tous, ont hâte de se rencontrer pour évoquer ce conte de Noël et le passé de ce héros Américain pour qui la commune de Vailly-sur-Aisne a érigé un monument...

Reportage France 3

Article RTL

Catherine Whalen Purdy n'avait "que la date" du décès de son oncle, Robert Whalen, "et la localisation de sa sépulture au cimetière américain d'Épinal". Ce GI américain était mort au combat le 29 août 1944 pendant la libération de la France à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Mais coup de théâtre : cette Américaine a découvert un roman qui s'est inspiré de la vie de son oncle, rapporte Ouest France

"Même si je n'ai jamais rencontré mon oncle, il était tellement aimé de mon père et de ses sœurs que j'ai essayé de garder vivante sa mémoire d'une manière ou d'une autre", a expliqué cette citoyenne américaine qui faisait des recherches depuis près de 20 ans sur celui qui "a toujours eu une place dans son cœur". 

En novembre, la chance commence à tourner : le nom de Vailly-sur-Aisne ressort dans ses recherches "mais n'était pas associé au nom de Robert Whalen", explique-t-elle à France 3. "Le 8 novembre dernier, j'ai décidé de chercher à nouveau sur internet sauf que cette fois, j'ai immédiatement trouvé une connexion entre Robert et Vailly-sur-Aisne : un monument à son nom", a-t-elle ajouté. 

De la fiction à la réalité

S'ensuit la découverte du livre Chemins d'absence, écrit par Pierre Commeine. L'ouvrage raconte l'histoire de Robert Whalen qui "a participé à la libération du village, tué par un char allemand, le 29 août 1944", détaille l'auteur aux journalistes de France 3

Après avoir contacté le romancier, l'Américaine confirme qu'il s'agit bien du même Robert Whalen. "Toute sa famille a ignoré ça pendant 76 ans.

Pour moi, romancier Français, savoir qu'une famille américaine découvre subitement, grâce à une fiction, l'existence d'une ville, d'un monument et de l'honneur qu'on porte à l'un de ses membres, c'est l'un des plus beaux évènements de ma vie", a déclaré Pierre Commeine. 

Catherine Whalen Purdy a commandé 28 exemplaires du roman pour l'offrir "à chaque membre de sa famille". Elle a par ailleurs confié qu'elle est en train d'apprendre le français "pour comprendre ce que les gens raconteront" lorsqu'elle se rendra dans le village de Vailly-sur-Aisne, à la recherche des derniers vestiges de la vie de son oncle. 

Message du 20 novembre dernier de Pierre Commeine

76 ans à s'interroger...

CHEMINS D'ABSENCE, le roman paru aux éditions à Contresens en 2018 au cœur d'une belle histoire

76 ans à ignorer l'endroit exact où le soldat américain Robert J. WHALEN a perdu la vie.

76 ans à ne savoir que deux choses : il avait été tué en France le 29 août 1944 et son corps reposait dans le World War II Epinal American Cemetery and Memorial (Carré A, rang 12, tombe 47). 

Depuis le 11 novembre 2020, la famille de Robert J. WHALEN sait que le 29 août 1944, il se préparait à entrer dans la petite ville de Vailly-Sur-Aisne lorsque la jeep qu'il conduisait a été touchée par un obus allemand. Un tank ennemi resté en arrière-garde et placé en embuscade face à la route venant de Chassemy a fait feu au moment où sa Willys venait de passer sur le pont du canal et se préparait à franchir l'Aisne.

Dès lors, sa parenté apprend que les habitants se sont chargés de transporter son corps dans l'église tandis que les soldats blessés qui se trouvaient à ses côtés, ont été évacués vers l'hôpital de Soissons.

Enfin, à leur grande surprise, les membres de sa famille découvrent que, proche de l'endroit où s'est déroulé le drame, un monument a été érigé à sa mémoire par la commune de Vailly-Sur-Aisne, qu'y est apposée une plaque portant cette inscription « Ici Robert Whalen soldat américain est tombé le 29 août 1944 pour la libération de Vailly-sur-Aisne » et que, chaque année, le 29 août, un hommage lui est rendu par la municipalité.

 

Durant plusieurs années, multipliant les recherches, Catherine, la nièce de Robert, avait voulu savoir jusqu'à abandonner en 2016 faute de résultats.

Entre temps, en mars 2018, paraît aux Éditions à Contresens le roman Chemins d'absence qui évoque longuement Robert Whalen et ses derniers instants. Sur la quatrième de couverture, on peut lire : « En 1974, le journaliste américain Peter Murphy, ancien G.I., revient en France pour un reportage consacré au débarquement. Des plages de Normandie à la sombre journée du 29 août 1944 à Vailly-Sur-Aisne, son enquête prend un tout autre visage quand il part à la recherche de Sarah, l'infirmière française qu'il a connue à cette époque...

Grâce à ce roman, l'auteur nous entraîne dans la période qui a suivi le débarquement du 6 juin 1944. Il nous fait découvrir l'arrivée des soldats américains dans l'Aisne, la vie qui renaît après des années d'occupation et les passions qui ne manquent pas de voir le jour. »

Dans chacun de ses livres, pour raconter le destin de ses personnages de fiction, l'auteur souhaite s'appuyer sur un fait réel historique. Cette fois, pour narrer la rencontre de Peter, le soldat américain et de Sarah, l'infirmière française, il s'est inspiré d'un souvenir de son enfance qui ne s'était jamais effacé de sa mémoire. Ainsi, il a repris l'histoire que son père lui avait racontée, celle de ce  jeune soldat américain tué sur le pont de Vailly le 29 août 1944.

Dès le 10 juillet 2016, le romancier tente de reconstituer le parcours en interrogeant les archives militaires américaines. Ses recherches restent vaines. Toutefois, pour être au plus proche de la réalité, il reprend le parcours de l'unité de Robert Whalen, le 4th Cavalry Reconnaissance Squadron et se rend sur place à Vailly-Sur-Aisne.

Loin de penser qu'un jour, grâce à Catherine, il entrerait en possession d'une photo de Robert Whalen, l'auteur écrit (page 25) :

« Je m'écarte un instant de mes rêveries pour revoir le visage de Robert Whalen. Je revis cet instant où, apercevant devant nous le char allemand, j'ai tenté de le pousser en dehors de la Willys.

Ma chute sur le sol, puis cette sorte de profond sommeil, m'ont empêché de voir le corps sans vie de mon camarade. Je garde à tout jamais dans ma mémoire l'image d'un être vivant. »

Une phrase prémonitoire ?...

À l'approche du 11 novembre 2020, Catherine reprend ses recherches sur Internet. Cette fois, elle peut écrire sur sa page Facebook :

« J'avais fait des recherches sur mon oncle et sur Internet pendant des années en essayant d'en savoir plus sur son parcours militaire durant la seconde guerre mondiale, mais j'ai échoué. Je me suis mise en pause en 2016 et je n'ai pas essayé de chercher à nouveau avant dimanche dernier. Tant d'informations étaient disponibles ! Quelle différence 4 ans peuvent faire ! »

Ici, Catherine évoque l'existence de Chemins d'absence, le roman dont la presse et les réseaux sociaux se sont fait l'écho lors de sa parution, en citant à chaque fois le nom de Robert Whalen.

Le 8 novembre 2020, Catherine adresse à l'auteur du roman ce message :

« Bonjour! Veuillez m'excuser pour ce message adressé sur votre page Facebook. Je suis à la recherche d'informations sur mon oncle Robert J. Whalen et mes investigations m'ont conduite à vous et à votre roman "Chemins d'absence". Aussi, je souhaiterais correspondre avec vous afin d'en savoir plus. Je suis certaine à 99,999% que le Robert que vous mentionnez dans votre livre est mon oncle. Même si je ne l'ai jamais rencontré, il était tellement aimé de mon père et de ses sœurs que j'ai toujours essayé de garder sa mémoire vivante d'une manière ou d'une autre.

Submergée par l'émotion, je suis tellement impatiente de vous lire. Depuis que je suis toute petite, il y a toujours eu une place dans mon cœur pour Robert car mon père me parlait du merveilleux frère qu'il idolâtrait et qu'il avait perdu. Je me suis toujours interrogée sur ce qu'il avait vécu là-bas en France. Je sais qu'il a participé au débarquement en Normandie et qu'il est mort trois mois plus tard. »

Des échanges de correspondance et de photos confirment à Catherine que la sombre journée du 29 août 1944 et la mort de son oncle se trouvent bien au cœur du roman Chemins d'absence. En outre, elle apprend qu'à l'occasion du 75e anniversaire de la mort de Robert, la ville de Vailly-Sur-Aisne a déplacé le monument de l'autre côté de la route et a réaménagé son environnement.

Catherine peut constater que Robert J. Whalen n'est pas oublié. Son sacrifice marque depuis 75 ans la Libération de la ville et reste dans les mémoires des habitants.

Le 11 novembre, Catherine adresse au romancier ces mots :

« Vous trouverez ci-joint la photo de Robert que mes cousins ​​m'ont transmise, ainsi que le formulaire de son enrôlement. »

Robert Joseph WHALEN  - 22.01.1924  - 29.08.1944

Robert J. Whalen est né le 22 janvier 1924 à Sheffield, dans l'Illinois. Son père est John Whalen, un fils d'immigrant irlandais et sa mère, Hjordis Lundgren Whalen a immigré de Suède en 1902.

Robert a un frère et deux sœurs. Sa sœur Jeanne qui est âgée de 92 ans est toujours vivante. Il y a plus de 20 ans, elle est venue se recueillir sur la tombe de son frère dans le cimetière d'Epinal.

À se 18 ans, il signe son engagement dans l'armée des Etats-Unis.

À ce sujet, sa nièce Catherine écrit : « Robert était si désireux de rejoindre l'armée qu'il a quitté le lycée et a tenté de s'enrôler à deux reprises, sans succès, avant de pouvoir le faire à l'âge légal. »

 

Robert J. Whalen appartient au 4th Cavalry Reconnaissance Squadron. En suivant le parcours de son unité, nous pouvons penser que le soldat est parti en janvier 1943 pour le désert de Mojave. Là, dans cette zone aride située au sud-est de la Californie et au sud du Nevada, avec ses camarades, il a commencé à s'entraîner à la guerre dans le sable et à se préparer aux combats pour la prochaine campagne en Afrique du Nord.

Ensuite, l'état-major ayant modifié sa mission, l'unité est envoyée en Angleterre. Elle doit servir d'élément de reconnaissance pour le VIIe Corps. Arrivés le 15 décembre 1943, les soldats campent à Singleton, dans le West Sussex.

En prévision du débarquement sur les plages de Normandie, le 4th CRSQ reçoit l'ordre de se rendre maître des îles Saint-Marcouf situées à 6 kilomètres d'Utah Beach. Les G.I. ont pour objectif de neutraliser les fortifications qui auraient pu être érigées par la Wehrmacht. L'état-major suspectait les îles d'être un poste avancé allemand armé de batteries lourdes.

Le Jour J à 4 heures 30, un commando des 4th et 24th Cavalry Group composé de quatre hommes armés de simples poignards atteint à la nage les îles. Là, les quatre soldats ne trouvent ni canons, ni soldats ennemis. Pour permettre l'arrivée des péniches et le débarquement de leurs camarades, ils procèdent aussitôt au balisage des plages. Une heure plus tard, 132 hommes des 4th et 24th Cavalry Group occupent les îles. Hélas, les plages avaient été minées par les Allemands et les deux unités ont à déplorer 2 tués et 17 blessés.

Peut-être Robert J. Whalen faisait-il partie de ces 132 hommes ayant débarqué sur les îles Saint-Marcouf. Auquel cas, il ferait partie des premiers soldats américains ayant posé le pied sur le sol français le Jour J.

Plus tard, alors que les troupes américaines attaquent vers la péninsule du Cotentin,  Robert se trouve-t-il parmi les hommes qui composent les deux escadrons du 4th CRSQ chargés d'assurer la sécurité des flancs des 4et 9e divisions d'infanterie ? Plus tard, près du Cap de la Hague, avec les éléments du 4e escadron, Robert s'est-il battu à pied dans un engagement sanglant qui a duré cinq jours et au cours duquel plus de 600 soldats ennemis ont été fait prisonniers ?

Après la bataille de Saint-Lô en juillet 1944, Robert accompagne les hommes du VIIe Corps vers Paris, son unité, le 4th CRSQ ayant reçu pour mission de couvrir les flancs du Corps.

Le 25 août 1944, Paris est libéré. Tandis que la 4e division d'infanterie américaine entre dans la capitale par la Porte d'Italie, le 4th CRSQ traverse la Seine et continue son avancée vers la Belgique.

Le 29 août 1944, Robert se trouve au volant de sa jeep. À ses côtés, on peut penser que deux ou trois G.I. ont pris place dans le véhicule. Des tanks ennemis restés en arrière garde ont été signalés dans Vailly-Sur-Aisne. Pour permettre aux troupes américaines d'entrer en ville sans risques, Robert et ses camarades sont chargés d'aller en reconnaissance.

Avant d'aborder les premières maisons du bourg, ils doivent franchir deux ponts. Reconstruit en bois par les Allemands après avoir été minés et détruits par les troupes françaises en retraite, le premier enjambe le canal. La jeep l'emprunte sans encombre. Tout paraît calme aux yeux des G.I. Ils poursuivent leur route...

Les Américains n'ont pas vu un tank allemand qui se tient en embuscade dans la rue située dans le prolongement de la route sur laquelle ils circulent. Dans leur viseur, les tankistes ennemis suivent la jeep. Elle roule lentement sur le tablier fait de madriers. Puis, en retrouvant la route et pendant un court instant, elle descend dans une petite cuvette. Les soldats américains disparaissent alors de l'œilleton du canon. L'espace de quelques secondes, ils ne sont plus une cible. Ils parcourent quelques mètres à l'abri d'un tir. Enfin, avant de franchir la rivière Aisne, lentement, l'avant du véhicule réapparaît face au tireur.

À cet instant, à cet endroit précis, l'obus allemand frappe la calandre de la Willys.

Robert est mortellement blessé.

Photos Pierre Commeine


 

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