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Victoire, il y a 100 ans c’était la libération de la France

Victoire, il y a 100 ans c’était la libération de la France



Château-Thierry -Aisne -

N’oublions pas ceux qui ont donné leurs vies pour notre liberté !

Les commémorations en images et en mots des élus

Jacques Krabal, Député de la 5ème circonscription

Le 8 mai 1945, les sirènes de nos mairies et les clochers de nos églises tintaient pour annoncer la victoire des Alliés et la fin de la Seconde Guerre mondiale, qui cessa définitivement en septembre 1945 avec la capitulation du Japon.
La radio diffusait le message du Général de Gaulle : « La guerre est gagnée ! Voici la victoire ! C'est la victoire des Nations unies et c'est la victoire de la France ! (...)
Honneur aux Nations Unies qui ont mêlé́ leur sang à notre sang, leurs peines à nos peines, leur espérance à notre espérance et qui, aujourd'hui, triomphent avec nous ! »

 

 

Dominique Moyse, conseiller régional Hauts-de-France

Journée de commémoration ce 8 mai, je me suis rendu dans 5 communes du territoire : Presles- et-Boves, Ville de Braine, Vailly-sur-Aisne, Ostel et Saint-Mard dont je salue les Maires.
Volonté collective du souvenir et de préservation de la mémoire. Remerciements tout particuliers pour les portes drapeaux et spécialement les quelques jeunes qui assurent la relève...

Discours de Sébastien Eugène Maire de Château-Thierry

Le 8 mai 1945 fut un soulagement, qui mit fin à une guerre qui aura amené l'humanité au bord du gouffre. Et parce qu'elle s'est construite sur ses ruines, notre société actuelle est profondément marquée par ce conflit meurtrier, mondial, total, effroyable. Cette guerre reste ainsi profondément ancrée dans nos esprits.

Les témoignages de ceux qui connurent cette période se font naturellement de plus en plus rares. Mais la plupart d'entre nous gardent en mémoire le récit de nos parents, de nos grands-parents, qui au détour d'un repas de famille, d'une promenade, nous narrèrent - ou nous narrent encore - non sans émotion, non sans un souvenir vivace, le bruit des bombardements, les contraintes du rationnement, la peur des représailles, pour certains la survie dans les maquis, pour d'autres l'horreur de la déportation, et pour tous, la joie de la libération.

Célébrer l'armistice, 73 ans après, reste donc un moment d'émotion collective. Un moment où nous ressentons le besoin de nous rassembler, comme nous le faisons lors d'évènements tragiques temporellement plus proches, tels qu'à la suite d'attentats qui ensanglantent notre pays depuis plusieurs années.

C'est pourquoi je tiens à remercier l'ensemble des participants à cette commémoration. Merci à vous tous de votre présence. Célébrer l'armistice de 1945, c'est naturellement l'affaire des anciens combattants, des élus et des corps constitués. Mais c'est également l'affaire de tout un pays qui doit marquer cette journée exceptionnelle et se souvenir de ce qu'elle représente.

Merci à vous, messieurs les anciens combattants, mesdames, messieurs les porte-drapeaux et membres d'associations de mémoire, les jeunes sapeurs-pompiers et leurs aînés qui nous ont accompagnés ce matin, ainsi qu'au commandant Lebrun. Merci également aux forces de police qui encadrent notre cérémonie et veillent à la sérénité de la matinée, merci à vous capitaine Vermare et à vos fonctionnaires.

 

Merci aussi au commandant de gendarmerie, Jean-Charles Houël qui, bien que nous ne soyons pas en zone gendarmerie, nous font systématiquement l'honneur de leur présence. Et puis, bien évidemment, merci à notre Union Musicale, aux musiciens et à son président tout récemment élu, Sylvain Taramini, pour leur participation active lors de chaque cérémonie. Nous aurons le plaisir de fêter avec vous, dès ce week-end, le 150è anniversaire de l'Union musicale, qui aura vécu les moments aussi bien douloureux que joyeux de notre ville. Enfin, merci à Bernard Marliot et Frédéric Jacquesson, en lien avec Caroline Ledun et les services municipaux, pour l'orchestration de ces commémorations.

Vous le savez, nous avons choisi, cette année, à Château-Thierry, de dédier notre année à la paix et à l'amitié France-Amérique. En raison du Centenaire de la Grande Guerre, nous avons un focus plus particulier sur la 1ère guerre mondiale. Mais pour autant, nous n'oublions pas les autres conflits qui ont marqué notre ville, notre territoire et plus largement notre pays et le monde.

En cette année si particulière, il semble essentiel de mettre en perspective ce qui a conduit l'humanité, après ce qui devait être la « der des der », à se battre de nouveau 20 ans plus tard. Questionnons-nous aussi sur ce qui permit à la fin de la Seconde Guerre Mondiale de déboucher enfin sur une paix durable en Europe. Une paix qui n'est jamais acquise et que nous devons préserver, sans relâche, de toutes nos forces.

Le trait d'union entre les deux conflits mondiaux, c'est naturellement un règlement déséquilibré de la paix au sortir de la 1ère guerre mondiale. Pour le peuple allemand, cette paix est vécue comme une humiliation qui va nourrir la rancœur et la volonté de revanche. L'enseignement, qui fut tiré en 1945, c'est qu'un peuple peut faire des sacrifices mais qu'il y a des limites à ce qu'il peut supporter. Il est donc de la responsabilité des gouvernants d'être à l'écoute des populations et de limiter les sacrifices aveugles, comme ce qui a parfois été imposé à certains Européens à la suite de la crise des subprimes en 2008... un krach boursier qui n'est pas sans rappeler celui de 1929.

Les points communs entre ces deux conflits mondiaux, c'est d'abord le bilan humain effroyable avec plus de 60 millions de morts pendant la 2nde guerre mondiale. Et malheureusement, Château-Thierry a pris toute sa part dans ces conflits avec des batailles décisives dans les deux conflits. Ce n'est pas un hasard si la reddition de l'armée allemande fut signé le 7 mai 1945 non loin d'ici, à Reims, tandis que l'acte solennel de la capitulation de l'Allemagne nazie fut signé à Berlin le lendemain.

Dans le Sud de l'Aisne, l'empreinte meurtrière de ces conflits marque encore nos paysages et s'est inscrite éternellement dans notre patrimoine.

Par deux fois, la libération de la France passe par Château-Thierry. Celle de juillet 1918, qualifiée par les américains de Tournant de la Grande Guerre.

Et celle de fin d'été 1944, lorsque, suite à la libération de Château-Thierry, les alliés repoussent la Wehrmacht au-delà de nos frontières. Nous marquerons cet été, la libération de notre ville à ces deux occasions et rendrons hommage à nos libérateurs.

Nos cinq continents ont la mémoire de ces guerres mondiales avec un engagement sans précédent de troupes venues du monde entier, coloniales ou alliées, pour sauver l'Europe. Au rang de ces libérateurs, les troupes américaines ont par deux fois joué un rôle décisif. Ainsi, de ces deux conflits est née une amitié franco-américaine solide, forgée dans les larmes et dans le sang. Cette amitié est plus que jamais d'actualité - comme nous l'avons encore constaté avec la visite d'Etat du Président de la République aux Etats-Unis. C'est pourquoi nous avons voulu porter ce message universel avec l'année de « la paix et de l'amitié France-Amérique » : la fraternité internationale est plus forte et plus durable que la violence aveugle des conflits humains. C'est cette fraternité qui doit nous guider vers l'avenir.

Une fraternité que nous commémorerons à la fin de ce mois de mai, lors du Mémorial Day de Belleau puis à l'occasion de l'inauguration du centre d'interprétation créé sous le Monument américain. Ces célébrations portent nos valeurs d'amitié, de paix, de souvenir et de gratitude. Dès le mercredi 23 mai, nous accueillerons, place de l'hôtel de ville, les marines pour le concert qu'ils offrent chaque année à notre ville.

Au-delà de ces analogies entre les deux guerres mondiales, il est indispensable de nous rappeler la singularité de chacun de ces conflits.

Avec son cortège d'horreur, de mort planifiée, avec sa démarche implacable d'extermination de populations, la 2nde Guerre Mondiale a fait sombrer l'humanité dans ses tréfonds les plus terribles. Comme si le sacrifice de millions de jeunes gens transformés en chair à canon ne suffisait pas, il avait fallu en rajouter avec la déportation et l'extermination de millions de personnes. Il y a seulement quelques jours, nous étions rassemblés pour nous souvenir des victimes et des héros de la déportation, car ce drame n'a pas d'égal. Ainsi, si nous nous souvenons tout autant du génocide arménien de 1915, celui qui suivra, de 1940 à 1945, a transi le monde.

La spécificité de la 2nde Guerre Mondiale réside aussi en ce qu'elle fut une guerre d'occupation sous un régime illégitime. Sous la France occupée et en l'absence de République digne de ce nom, ce sont les forces françaises libres et les Résistants qui portent alors le patriotisme français en étendard. Après la défaite de l'armée Allemande, c'est le Conseil National de la Résistance qui préserve les fondamentaux républicains, d'égalité, de fraternité, de liberté et de solidarité. C'est lui qui reconstitue, lors de la libération, la cohésion d'un peuple Français déchiré. Les valeurs qu'il véhiculait doivent continuer d'être celles qui nous guident.

Nous aurons l'occasion d'évoquer de nouveau ces valeurs fondamentales, avec la commémoration de l'anniversaire du Conseil National de la Résistance, dans quelques jours, le 26 mai, puis le 5 juin avec les collégiens et les lycéens.

Contrairement à celui de 1918, l'armistice de 1945 instaure une paix durable en Europe, consolidée par la mise en œuvre progressive de l'Union européenne, et une stabilité mondiale au travers de l'Organisation des Nations Unies. C'est ainsi que jusqu'à nos jours, la paix est restée une réalité en Europe occidentale. Année après année, le 8 mai 1945 nous rappelle qu'il nous appartient d'en faire une vérité absolue.

L'une des premières raisons de la paix, c'est notre volonté de nouer et de maintenir des liens d'amitié entre les peuples.

C'est pourquoi à Château-Thierry, nous avons à cœur de porter durablement les liens d'amitié qui nous unissent avec les villes allemandes de Mosbach et Pössneck. Cette amitié passe par des moments institutionnels et j'espère que mes collègues allemands pourront se joindre à nous en ce 11 novembre. Mais cette amitié passe aussi et surtout par des échanges qui se perpétuent. Depuis plus de 60 ans, des générations de Castels, de collégiens, de lycéens, sont devenus amis, de part et d'autre du Rhin. Un grand merci à l'association de jumelage avec nos amis allemands, et à sa présidente Danièle BRIET, pour cette action permanente et enthousiaste en faveur de l'amitié entre nos trois villes. Et je n'oublie pas nos nombreuses associations de jumelage, avec Grybow, avec Cisnadie, qui participent de cette amitié entre les peuples.

L'autre leçon de l'armistice et de ses suites, c'est la construction, après la guerre, d'un système social à même d'éviter le recours trop facile aux populismes.

En 1945, nos aînés ont eu ce besoin urgent de tolérance, de vivre ensemble. Ils ont construit notre société contemporaine sur ces bases humanistes, grâce à un système social cohérent mis en place après-guerre par le Conseil National de la Résistance.

En luttant contre les inégalités, en soutenant les plus fragiles, les retraités, les malades, les invalides, en libérant la parole, en reconnaissant les droits inaliénables des individus tout en garantissant la solidarité entre chacun des membres de la société.

C'est ce puissant courant de rénovation sociale qui a porté la création de la sécurité sociale, le rétablissement du syndicalisme indépendant, mais aussi le suffrage universel, le droit de vote des femmes, la liberté de la presse et cette démarche volontariste pour un service public fort.

Certes, 73 ans plus tard, notre système social instauré après la Seconde Guerre Mondiale doit évoluer et être réformé, pour s'adapter aux réalités actuelles. Mais, ce qui doit continuer de prévaloir, c'est cet esprit de solidarité.

Abandonner la lutte contre les inégalités serait une terrible erreur. Recherche d'efficacité ne doit pas rimer avec inégalités. Il ne s'agit nullement de tomber dans les excès de l'égalitarisme. Le but doit être de s'attaquer à l'explosion des inégalités qui menacent la cohésion de notre société. Si encore ces inégalités étaient le fruit du mérite... mais il n'en est rien. Si les différences de revenus s'accroissent si rapidement, ce n'est pas par le mérite de quelques-uns mais par la transformation de l'économie au travers d'une mondialisation insuffisamment régulée.

Bien sûr, grâce à une conjoncture économique plus favorable, le populisme peut très bien se résorber temporairement. Mais il continuera de vivre tant que les inégalités continueront de croître ! Parce que, quand on se sent malheureux, quand on a le sentiment d'être lésé, à qui s'en prend-on ? A l'autre, à celui qui est différent, par sa couleur, par sa religion, par son mode de vie.

Ne pas s'attaquer aux inégalités croissantes quand l'économie redémarre, c'est fermer les yeux, préparer indirectement les crises futures ! Croire que seule la relance économique permettra de faire reculer l'extrémisme est une erreur. L'Allemagne a rarement connu une période économique si prospère et pourtant, l'expression politique de la xénophobie y refait désormais surface.

On ne peut pas à la fois dénoncer le retour des extrémismes et ne pas s'attaquer à leur cause première, notamment grâce à une meilleure redistribution fiscale.

Au niveau local, notre ville est engagée à réduire les effets des inégalités, en permettant à tous d'accéder aux services publics et en particulier aux enfants. Notre soutien à l'éducation est permanent, que ce soit en milieu scolaire, péri-ou extrascolaire comme l'ont encore démontré avec engagement nos animateurs durant ces vacances scolaires. Cette volonté s'exprime aussi par des tarifs adaptés à chaque situation familiale, voire même la gratuité pour les emprunts à la médiathèque, pour enlever toute barrière financière et psychologique de ce qui participe à l'éducation de tous.

Un nouveau centre social sera créé au Palais des Rencontres à Blanchard et nous préparons des locaux plus adaptés pour celui de la Vignotte. Les activités du CCAS se diversifient, notamment pour apporter des réponses plus concrètes aux problématiques de parentalité et de logement. Nous facilitons l'accès aux sports lors de Sport'Expérience pendant les vacances ou grâce au dispositif « j'apprends à nager ». Nous favorisons la culture pour tous, comme le prouvera dès demain l'Opéra Bus aux Vaucrises et en cœur de ville, grâce au festival Jean de La Fontaine et à son président Michel Baroux...

Oui, tirer les leçons du passé, porter le message de la libération, c'est lutter contre les inégalités et ne pas les laisser devenir le creuset du racisme, de l'exclusion et de l'extrémisme.

Le 8 mai 1945 fut une victoire militaire. Mais ce fut aussi le début des grandes réformes sociales de notre pays, celles qui ont permis d'installer une paix durable en France et en Europe.

Alors, oui, réformons ce qui doit l'être pour leur donner encore plus de force. Mais ne détricotons pas tout.

Plus que jamais, faisons vivre les idéaux, les progrès sociaux de l'après-guerre !

Vive la paix !

Vive la République et la France !

Vive Château-Thierry.

 

Hymne national par la fanfare de Chézy-sur-Marne