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Pierre de patience par La Compagnie L

Pierre de patience par La Compagnie L'Echappée



Château-Thierry -

Une création 2017, partie en tournée revient à Château-Thierry !

Dans une Kaboul bombardée, une jeune femme veille son mari, un héros de la guerre plongé dans le coma.   La balle qui reste encore fichée dans sa nuque contraint le corps du malade à l'immobilité et sa gardienne à la réclusion dans sa propre maison.   Impuissante et solitaire, forcée à un dévouement total pour un mari brutal et âgé qui n'a pas su l'aimer, elle libère peu à peu une parole qui, par-delà la litanie des peines et des injustices subies, osera s'aventurer jusqu'à l'affirmation de soi et l'incandescence du désir.   La parole de la femme s'impose comme détentrice d'une puissance et moyen de libération.   S'opère en outre un phénomène de contamination puisque son récit singulier englobe d'autres portraits de femmes et fait écho à d'autres voix féminines.

 

La voix de la femme va s'aventurer dans des espaces interdits. Elle s'invite, par exemple, dans les lieux de sociabilité des hommes.

 

  Ainsi, un récit rétrospectif de son enfance nous entraîne sur les marchés et les places où les pères s'affrontent par cailles interposées et où, après le combat, le perdant offre une fille à peine pubère pour solder ses dettes de jeu.   Elle pénètre aussi dans les zones enfouies de son propre désir féminin étouffé, avouant ses plaisirs intimes et solitaires et sa soif de les partager accusant l'ignorance des hommes.


Libération physique à laquelle répond l'expression suprême de son affranchissement moral : « Et moi, je suis ta Messagère ! Ton prophète ! Je suis ta voix ! Je suis ton regard ! Je suis tes mains ! Je te révèle ! Al-Sabour ! Atiq RAHIMI est né à Kaboul, en Afghanistan, le 26 février 1962, d'un père germano-afghan et d'une mère afghane, dans une famille aisée, libérale et occidentalisée, très attachée à la littérature classique perse. Il fait ses études dans la ville de sa naissance, au lycée franco-afghan Estiqlal (1) et il a commencé à écrire très jeune : « Dès l'âge de douze ans, et mes premiers poèmes ont été publiés dans des magazines de jeunesse ». A quatorze ans, il découvre Les Misérables de Victor HUGO, en traduction persane : « J'étais fasciné par Jean Valjean, par ces quarante pages consacrées aux égouts de Paris ! ».  Il poursuit ses études à l'Université de Kaboul, en section Littérature et découvre, au Centre Culturel, La Nouvelle Vague, Jean-Luc GODARD, « Hiroshima mon amour », et les films de Claude SAUTET... Mais dans son pays en crise, en particulier depuis l'invasion soviétique en 1979, la guerre fait des ravages ; la terreur et la censure règnent  : « A la fac, un exposé sur CAMUS m'a valu d'être convoqué par le Comité de Jeunesse : « Il est interdit de parler des intellectuels bourgeois », m'a t-on signifié. (Rires). Comme, après l'université, on devait faire quatre ans de service militaire, j'ai choisi l'exil». Atiq RAHIMI se décide donc à quitter son pays en 1984, en pleine guerre afghano-soviétique et, après neuf jours et neuf nuits de marche avec d'autres résistants, il parvient clandestinement au Pakistan. « Il régnait une ambiance très lourde dans les milieux de la résistance. Les services secrets pakistanais recrutaient les gens en fonction de leurs convictions religieuses, les Afghanes exilées devaient porter le voile. Je ne voyais pas ma place là-dedans ». Alors, il demande et obtient l'asile politique en France où il arrive en 1985, « par amour de la littérature et soif de lire. » Il est d'abord hébergé dans un centre d'accueil pour réfugiés, dans l'Eure, à Gaillon, et, même si son français est « livresque », il ne se sent pas étranger. Quelques jours après avoir été consacré par les Académiciens Goncourt pour son quatrième roman, Syngué sabour, Pierre de patience, écrit, celui-là, en français, sa langue d'adoption, Atiq RAHIMI confiait qu'il retournait en Afghanistan « un mois sur deux » : « Je soutiens une chaîne de télévision indépendante, comme consultant et formateur. J'ai lancé un sitcom, intitulé Le secret de cette maison, dont la deuxième saison est en cours. Elles sont là et attendent...  4 femmes. Au sol, de la terre. Un cadre de piano et quelques accessoires. Au lointain un mur clair, couleur cyan, où s'impriment des motifs d'oiseaux migrateurs. Noir salle. Une voix s'élève : « Quelque part en Afghanistan ou ailleurs. » Les trois personnages narratrices et la musicienne vont s'emparer de l'écriture d'Atiq Rahimi et donner corps à la richesse de sa langue. Tour à tour, conteuses, chanteuses, danseuses, musiciennes elles vont parler. Parler pour exister. Une parole de l'instant non préméditée. Une parole qui échappe, trahit, dévoile, libère...

L'enfant du pays revient à ces racines !

L'invitation du metteur en scène Didier Perrier à participer chorégraphiquement à la pièce Pierre de patience m'a intéressé à plusieurs titres.L'envie de partager avec une équipe de qualité exigeante un projet ambitieux porté par un texte magnifique nécessaire dans le contexte que nous connaissons.Comme chorégraphe, la parole est pour moi l'articulation ultime dont le corps est l'initiateur, et c'est dans ce cheminement depuis l'intention qui nous traverse quele mouvement et le mot se révèle.En me proposant de débuter la création par un travail corporel, la compagnie L'Échappéem'a offert l'occasion d'aborder avec les actrices un processus qui met en tension par la relation spaciale et physique de ces quatre femmes face à l'omniprésence du masculin dansce qu'il a de plus destructeur dans un climat de guerre.Avoir la possibilité de travailler conjointement le texte, le mouvement et l'espace dans ces corps de femme habitées d'intention renforce la pertinence de ce texte que nous avons l'honneur de porterà la scène.Xavier Lot

Représentations

Mardi 14 novembre 2017 │14h et 20h30
Mercredi 15 novembre 2017 │ 10h

Salle Estruch, Lycée Jean de La Fontaine

Texte : Atiq Rahimi (Éditions P.O.L.), prix Goncourt 2008 - Mise en scène : Didier Perrier - Assistanat : Thibaut Mahiet - Interprétation : Dominique Bouché, Hélène Cauët, Christelle Ferreira - Musique au plateau : Chantal Laxenaire - Chorégraphie : Xavier Lot - Scénographie : Olivier Droux
Lumière : Jérôme Bertin - Costumes : Sophie Schaal - Régie son et vidéo : Joris Valet -Photographie : Amin Toulors - Graphisme : Alan Ducarre

La Compagnie L'Echappée est une compagnie dramatique indépendante, conventionnée avec le Ministère de la Culture/Drac Hauts-de-France, le Conseil régional Hauts-de-France, le Conseil départemental de l'Aisne et la Ville de Saint-Quentin. Elle est subventionnée par le Conseil départemental de l'Oise et le Rectorat d'Amiens et associée avec Le Palace de Montataire.

La compagnie est adhérente à Actes-Pro et au Synavi.

Salle Estruch, Lycée Jean de La Fontaine, 2 rue de Mosbach, Château-Thierry
Réservation : 03 23 62 19 58 - compagnielechappee@club-internet.fr

Infos