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Rentrer en apprentissage en Hauts-de-France !

Rentrer en apprentissage en Hauts-de-France !

Hauts-de-France -

Avant la rentrée de septembre, il est temps de trouver un maître d'apprentissage, si vous entrez dans un CFA, ou un apprenti, si vous êtes chef d'entreprise.

 

Vous hésitez encore ? Voici les raisons qui prouvent que l'apprentissage est une filière d'excellence pour les jeunes... et les employeurs !

Les raisons de choisir l'apprentissage

L'apprentissage, de 16 à 30 ans

Grande nouveauté dans les Hauts-de-France : jusqu'à la veille de leur 31ème anniversaire, les jeunes des Hauts-de-France peuvent commencer leur formation ou donner un nouvel élan à leur carrière professionnelle avec l'apprentissage. Ce que ça change : un collaborateur plus âgé bénéficie déjà d'une expérience, il peut apporter à la fois dynamisme et innovation dans son entreprise.

Vous êtes employeur d'un apprenti de 16 ou de 30 ans ? Comme pour le recrutement de tout apprenti, vous bénéficiez du même système d'aide et d'accompagnement par la Région !

"D'ici 2022, 25 % de nos effectifs seront retraités. Pour préparer leur remplacement, l'entreprise recrute plus de 150 alternants chaque année avec l'objectif d'en garder 80 % en CDI. On commence les sessions en juin, mais on termine parfois les recrutements en novembre car il n'est pas toujours facile de trouver les bons candidats... Pensez-y !"

Daniel Vasseur, chef de projet pour le recrutement d'alternants Arc International, à Arques (62)

Un recrutement soutenu financièrement pas la Région

La Région accompagne financièrement les entreprises qui font le choix de former des jeunes apprentis. Comment ? Grâce à une aide sur-mesure inédite, tirée du Plan apprentissage, le plan de développement de l'apprentissage le plus ambitieux de France : les entreprises des Hauts-de-France de moins de 250 salariés bénéficient d'une aide régionale triplée pour le recrutement d'un apprenti de plus de 18 ans. Soit 3 000 €.

"Cette prime, qui passe de 1 000 à 3 000 euros, nous fait du bien. Aujourd'hui, beaucoup trop de jeunes sont au chômage, alors que 80 % des employés de mon entreprise sont d'anciens apprentis. Allez dans un CFA et renseignez-vous sur l'apprentissage. Vous aurez 9 chances sur 10 de trouver un emploi à la fin de votre formation !"

Frédéric Brique - Dirigeant d'AMPO, à Fleurines (60)

Apprenti, bientôt employé ?

Faire le choix de l'apprentissage, c'est préparer l'avenir de son entreprise ! L'apprenti apprend les bases de son métier sur son futur lieu de travail, fait connaissance et tisse des liens avec l'ensemble des salariés, s'intègre progressivement dans l'effectif et connaît la stratégie globale de l'entreprise. En clair : c'est un choix gagnant pour le jeune comme pour son employeur.

"Après un DUT à Lens et une licence à Lille, j'ai voulu continuer ma formation avec un Master marketing-vente en alternance. Problème : après un mois de recherches et d'envoi de candidatures, impossible de trouver un maître d'apprentissage. Les réponses étaient toujours les mêmes : "aucun poste ne correspond à votre profil", "les contrats d'apprentissage sont déjà signés"... J'ai essuyé une vingtaine de refus. Alors, j'ai contacté le Conseil régional parce que j'avais entendu que je pouvais être assisté dans mes démarches. Et ça a marché ! Début septembre, j'ai signé chez Sodexo mon premier contrat en alternance. Maintenant que j'ai un pied dans le monde du travail, je vais pouvoir faire mes preuves, tout en étant payé. Et pourquoi pas, commencer ma carrière professionnelle"

Julien Chavanel, 22 ans, apprenti chez Sodexo à Lille (59)

Une source de fierté pour les salariés

Pour réussir son apprentissage, le jeune apprenti doit pouvoir compter sur un élément essentiel : le maître d'apprentissage. Choisi parmi des salariés volontaires, il encadre le quotidien de l'apprenti et veille à la cohérence de la formation entre les enseignements théoriques et l'expérience pratique acquise en entreprise.

Vous formez des jeunes apprentis tout au long de l'année et vous souhaitez faire connaître votre stratégie de formation ? Pour plus de visibilité auprès des jeunes et de leurs familles mais aussi des centres de formation, la Région valorisera bientôt votre engagement avec le label "Je m'engage pour l'apprentissage".

"L'apprentissage, ça fonctionne vraiment. Malheureusement, cette filière a été injustement maltraitée pendant des années. Aujourd'hui, il nous faut casser cette idée tenace que l'alternance est une voie de formation par défaut. C'est une formule gagnante pour les jeunes, qui sont quasi assurés de trouver un emploi à la fin de leur formation. Heureusement, dans les yeux des jeunes et des parents, le regard est en train de changer sur l'apprentissage, notamment grâce à l'action de communication de la Région. Aujourd'hui, le public se presse lors des portes ouvertes dans les CFA. Même les médias s'y mettent ! Regardez les jeunes talents qui se révèlent au grand public dans les concours culinaires ou les émissions télévisées : ils sont tous issus de l'apprentissage !"

Arnaud Beurton, directeur de l'Institut de recherche et d'enseignements appliqués aux métiers, à Amiens (80).

En cas de rupture, la Région vous accompagne

C'est un levier totalement inédit en France, créé par la Région pour les employeurs d'apprentis : si la formation ne se déroule pas dans les meilleures conditions, la Région peut activer à la demande le dispositif "Reprise des apprentis". Pendant trois mois maximum, la Région prend en charge l'apprenti, l'accompagne dans ses recherches d'un autre projet de formation et/ou d'un autre maître d'apprentissage. Le salaire et la couverture sociale de l'apprenti sont maintenus.

"Chaque année dans mon entreprise, spécialisée dans la fabrication et la pose de fenêtres, nous faisons le choix de former des apprentis à la diversité de nos métiers. Cela fait plus de 25 ans que ça dure : jamais je n'ai connu des conditions financières si avantageuses pour les accompagner dans leur formation ! Les aides et les dispositifs créés par la Région sont vitaux pour faire perdurer notre savoir-faire. Nous devons transmettre nos connaissances et compétences aux nouvelles générations d'artisans et d'entrepreneurs : l'avenir est entre leurs mains. Et, en cas de souci, la Région est là pour nous assister avec un bouquet de services parfaitement adapté à nos attentes. Recruter un apprenti dans les Hauts-de-France, c'est tout bénéf !"

Roch Tillieux - Dirigeant de Tillieux Menuiserie, à Tourcoing (59)

De nouveaux raisonnements

La ruée des Bacs+5 sur les métiers de l'artisanat

Destiné à une carrière de cadre supérieur ou d'ingénieur, le premier de la classe opte parfois désormais pour le commerce de proximité.

Un artisan sur dix

Aujourd'hui, un nouvel artisan commerçant sur quatre est diplômé de l'enseignement supérieur, et un sur dix ­affiche un bac + 5 au compteur.

Si vous vivez actuellement dans un centre urbain en proie à la gentrification, il y a de grandes chances pour que votre ­boulanger, ­votre charcutier ou votre petit restaurateur de quartier soit plus diplômé que vous.

Certains ont fait HEC et un MBA à la Harvard Business School avant de se retrouver commerçant, artisans.

Les tendances s'inversent

Le contrat tacite qui ­réservait aux premiers de la classe une reconnaissance sociale moulée à la louche et des émoluments obligatoirement conséquents est devenu caduc.

Et de fait, caresser la croûte d'un maroilles odorant semble aujourd'hui bien plus valorisant que de mettre la dernière main à un PowerPoint que personne ne lira.

Ces surdiplômés, devenus néo-artisans des villes, bâtissent une nouvelle mythologie autour de ce qu'ils ont toujours su faire de mieux : exceller. Lorsqu'il devient micro-brasseur ou boucher bohème, l'ex-premier de la classe ne perd pas son goût de la performance, bien au ­ contraire. S'il fait du pain, ça sera logiquement avec une farine plus bio et plus traçable que celle de son concurrent, cet indécrottable cancre.

Dans son livre-enquête La Révolte des premiers de la classe (Arkhe éditions, 186 p., 17,50 €), le journaliste de Slate Jean-Laurent Cassely explore avec ­minutie cette fièvre de la reconversion qui s'est emparée de l'époque. Préférer ouvrir un bar à fromages plutôt que de continuer à travailler dans le conseil à la Défense s'explique en partie par un sentiment d'absurde largement ­partagé, accompagnant l'explosion de ce que l'anthropologue David Graeber a appelé les « métiers à la con ».

Source Le Monde