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Météo en direct

 

Etienne Haÿ élu à la présidence du Conseil de Surveillance de l

Etienne Haÿ élu à la présidence du Conseil de Surveillance de l'Hôpital de Château-Thierry, démissionnera t il ?



Château-Thierry -

L’Hôpital Jeanne de Navarre pris en otage par des querelles de clochers... la polémique enfle et tous tirent à boulets rouges !

Selon où l'on se place, l'on ne voit pas les mêmes évidences... Voici les différentes informations glanées ici et là concernant le Conseil de Surveillance de l'Hôpital Jeanne de Navarre...et ses rebondissements !

Plusieurs mois avant les élections, le maire de Château-Thierry, Sébastien Eugène demandait à son prédécesseur le député Jacques Krabal qui l'a mis en selle a la mairie de lui rendre la présidence du Conseil de Surveillance de l'Hôpital castel. Le député avait laissé entendre que cela se réglerait lors des nouvelles élections.

Celles-ci passées Sébastien Eugène reconduit dans ses fonctions pensait reprendre la présidence du Conseil de surveillance de droit... Or, d'après une information de l'hôpital, la présidence du conseil de surveillance ne revient pas forcement de droit au maire. Elle lui est souvent attribuée d'office mais ça n'est pas une obligation.

La surprise de Sébastien Eugène fût double ce jeudi 11 juin lors de l'élection du Conseil de Surveillance de l'Hôpital castel, Jeanne de Navarre.

Le député nommé personnalité qualifiée dans le collége des usagers

Premièrement le député avait réussi le tour de force de se faire nommer au Conseil de Surveillance comme personne qualifiée (nomination du Préfet) et l'info est tombée seulement  1h avant l'élection. Deuxièmement, le président de l'Agglo (CARCT) Etienne Hay se présentait face à lui à cette présidence.

Il semblerait que l'élection aurait pu être reportée. Etienne Hay y était favorable, les élections des 11 communes de la CARCT restant encore en suspens, mais Le maire comme la doyenne, Michèle Fuselier représentant le Conseil Départemental de l'Aisne ont souhaité que cela soit fait ce jour.

Etienne Haÿ élu président

D'aucuns se sont réjouis, d'autres étaient mécontent que ce soit Etienne Hay qui l'emporte. 4 voix contre 3 et 2 abstentions. Ce vote légal pour certains pas légal pour d'autres, ce n'est pas à nous de nous prononcer.

Sébastien Eugène parle alors de porter l'action en justice, Michèle Fuselier le soutien, Jacques Krabal rit sous cape (mettez-le dehors par la porte, il rentre par la fenêtre) et Etienne Hay se retrouve entre les deux (c'est son choix) ... Quant aux médecins et à l'hôpital, les voilà pris en otages.

Ils se retrouvent au cœur d'une querelle d'hommes dont personne ne sait réellement quant elle a commencé encore moins pour quelles ambitions. Que peut bien apporter ce Conseil de Surveillance que tout le monde souhaite présider ?

L'Hôpital déjà dans le viseur de l'ARS craint de n'être encore plus dans le rouge avec ce genre d'incident à régler...Après le 1er post FB du maire, Sébastien Eugène, la conseillère Départementale Michèle Fuselier envoi un communiqué aux médias, puis Jacques Krabal et Etienne Hay répondra à nos questions. (voir ci-dessous).

Rebondissement

Ce lundi 15 juin, lors du dernier conseil communautaire avant les élections du 11 juillet, Sébastien Eugène (peut aussi passer par la fenêtre) propose une motion qui est votée à l'unanimité (voir PJ). Celui-ci demande entre-autre.

L'Hôpital dans la ligne de mire de l'ARS

L'hôpital dans son domaine de compétences a fait tout ce qui était possible durant le Covid Toutes les équipes ont démontré ce dont le centre hospitalier de Château-Thierry était capable. Durant le plus dur de la pandémie ce n'est pas les habitants du territoire de Soissons qu'ils ont pris en charge mais bel et bien ceux de Reims (51) et Meaux (77). Ils ont eu jusqu'à 42 malades Covid 19 et ont ouvert 18 lits supplémentaires. Un travail remarquable. Sera-t-il remarqué et souligné voire récompensé à la fin de la pandémie (et de cette querelle) si toutefois elles se terminent... Tout le personnel de l'hôpital aimerait sortir de la direction commune avec Soissons et rejoindre Reims où Meaux... Les flux santé vont naturellement vers ces deux villes qui ne sont pas dans le département de l'Aisne. Chacun défend là aussi son pré carré mais les habitants et leurs souhaits qu'en font- ils ? Seront-ils entendus et exhaussés ? Ou bien les ronds de cuirs n'en feront ils qu'à leur tête )à partir de chiffres étudiés depuis leurs tours d'ivoire ?

Cet hôpital qui pourrait devenir un hôpital intercommunal, d'où la légitimité d'Etienne Haÿ selon, lui.

Dans son premier post FB**, le maire de Château-Thierry faisait état de 50 000 €... Il s'agirait de promesses de l'ARS sur les ***travaux de réfection des urgences suite au projet médical de 40 000 € (voir courrier ci-joint.)

Depuis 2003, le centre hospitalier et toutes ses équipes ont fait leurs preuves apportant, IRM, Réa, scanner, Usic, interventions en ambulatoire, orthopédie, cardio, néo natalité... Il serait dommageable pour le bassin castel de perdre toutes ces spécialisations et de devoir fermer cet établissement...

 

Post FB Sébastien Eugène après élection du Conseil de Surveillance

"Soutien de l'ARS au député et à ses méthodes : stop ou encore ? ***

Depuis maintenant 3 ans, la présidence du Conseil de surveillance de notre hôpital par le député était irrégulière.

Elle l'était au vu et au su de tous, sans que l'Agence régionale de santé (ARS) ne trouve rien à redire alors que dans sa décision n° 2018-35 I du 12 avril 2018, le Conseil constitutionnel avait prononcé l'incompatibilité d'une présidence d'hôpital avec le mandat de parlementaire. Personne ne pouvait l'ignorer : ni par mes signalements ni par ceux, nombreux, des médias.

Suite aux élections municipales, l'ARS s'est enfin décidée à y mettre fin. L'élection du président du conseil de surveillance s'est tenu ce jeudi matin.

Rebondissement cette nuit : l'ARS a sorti à la toute dernière minute un arrêté nommant... Jacques Krabal au conseil de surveillance !

Cette nomination est étonnante à plus d'un titre :
- D'abord, elle s'est faite au petit jour et n'a été communiquée que ce matin, une heure avant la tenue du conseil.
- Ensuite, cette nomination ne s'est pas faite dans le collège des « élus »... mais en tant que « personnalité qualifiée » ! Au même titre que les représentants des patients par exemple...
- Enfin, ce siège pour une personnalité qualifiée était vacant... depuis 3 ans ! Etrange, non ?

Je pose la question : dans quel pays vit-on pour que de telles nominations puissent encore arriver ?

Le vote s'est tenu et Etienne Hay, Président de l'Agglomération, qui avait promis à tous et à ses plus proches amis, de ne pas briguer la présidence (...) a été élu, à une voix près !

L'élection s'est faite à la majorité relative et non à la majorité absolue comme l'exigent les textes.

Dans quasiment toutes les communes de France, c'est le maire de la commune où se situe l'hôpital qui préside le Conseil de surveillance : à Soissons, à Laon, à Reims. C'était sans compter sur le député et la complicité de l'ARS : ce ne sera pas le cas à Château-Thierry.

Aujourd'hui, il me semble avoir deux options :

Abandonner et laisser le personnel hospitalier ainsi que les patients aux mains de ces méthodes. En 2007, un projet de 50 millions d'euros avait été validé par l'Agence régionale de l'hospitalisation... depuis, que s'est-il passé ?

L'autre option, c'est de continuer à me battre avec tous ceux qui le souhaitent pour que l'hôpital et le Sud de l'Aisne puissent repartir sur des bases plus saines, comme je l'ai fait en mairie depuis 3 ans.

Alors que les Castels et les Sud-Axonais placent de grands espoirs dans ma capacité à assainir et à dynamiser notre territoire, je ne me vois pas les abandonner. Je continuerai donc le combat.

Dès ce soir, je demanderai au Conseil municipal d'engager des poursuites auprès du Tribunal Administratif contre les manquements et actions de l'ARS, complice de ces méthodes que nous espérions révolues."

 

 

 

 

 

 

Communiqué de Michèle Fuselier

 

Le monde d'après ???

S'il est bien un lieu où l'on ne peut pas déjà oublier la pandémie et ses terribles conséquences, et les promesses d'un monde d'après, diffèrent ( sinon meilleur ) , c'est bien à l'hôpital !!

Et pourtant !

De vieux travers sont déjà de retour et notamment à l'hôpital de Château-Thierry où se tenait hier l'élection d'un nouveau président du conseil de surveillance.

Doyenne de l'assemblée , j'avais l'honneur (éphémère) de présider ces nouvelles élections, guidée par l'urgence de remettre la Présidence de cette instance dans la légalité , d'asseoir définitivement l'hôpital dans des conditions d'exercice dignes d'un véritable outil de santé publique , de lui donner vraiment les moyens d'exercer ses missions pleinement et plus librement que dans un Groupement Hospitalier de Territoire subi (GHT) avec Soissons, imposé par l'ARS et d'installer une gouvernance dépassionnée d'enjeux politiques nuisibles à son développement

Le président de l'Agglomération s'y est fait élire contre le Maire de la Ville centre.

Si la géographie politique a beaucoup changé ces dernières années à coups de loi Notre et autres injonctions de compétences transférées, force est de constater que l'agglomération est devenue une force incontestable un acteur incontournable

Pour autant cela ne l'autorise pas à s'approprier tous les postes stratégiques, à gommer l'identité et les compétences communales et notamment celles de la Ville centre

Partout dans l'Aisne et ailleurs, les présidents des conseils de surveillance sont les maires ( même en face de grosses agglomérations).

L'hôpital est souvent le cœur et le poumon de la ville centre, le plus gros employeur.

C'est la ville qui assume les charges de centralité, qui garantit les emprunts de l'hôpital , qui a initié un Contrat Local de Santé.

Il serait donc légitime que la candidature du maire au poste de Président du Conseil de Surveillance de la ville fasse consensus auprès de tous les acteurs publics du territoire.

Et d'ailleurs cela n'a jamais été remis en cause jusqu' à maintenant à Château-Thierry.

Je pense qu'un pouvoir partagé localement est un pouvoir mieux exercé pour nos concitoyens et qu'à trop vouloir tout contrôler on en oublie l'essentiel : le partage.

Partage des idées partage des enjeux partage des solidarités

Le monde d'après quoi !!

Par ces mots, je réaffirme mon soutien plein et entier à Sébastien EUGENE.

Michèle Fuselier, conseillère Départementale de l'Aisne.

 

 



Etienne Hay

 


Dans un premier temps, Etienne Haÿ a répondu a nos questions.Voici notre résumé. " Il a ensuite envoyé une lettre ouverte. Puis les courriers échangés...

Etienne s'est vu comme « le sauveur » dit-il :

"couper la querelle entre le député et le maire en ne laissant aucun des deux obtenir la place m'apparaissait comme la meilleure solution pour les habitants. D'autant que ce post lui semble légitime pour l'agglo puis que dans son projet de territoire où la santé occupe une grande place car dépisté comme source d'anxiété par les citoyens.

L'agglo a en projet de faire passer le centre hospitalier en hôpital communal. C'est pour cela que le nombre de personnes du conseil de de surveillance serait amené à changer.

Impliquant également une meilleure prise en charge des EPHAD et EPMS. La CARCT ayant déjà la charge de 50% de son personnel d'aide et de soins à domicile ils s'estiment compétents. De la même manière que l'Agglo souhaite suivre l'Hôpital de Villers-St-Denis sur son projet Villiers-St-Denis, Sport Santé. Où encore les consultations avancées mise en place à Fère-en-Tardenois qui pourraient être dupliquées sur différentes parties du territoire...

Le président de l'agglo dit ne pas faire une fixation de poste mais d'avoir plutôt la vision d'un projet territorial global ou tous les acteurs doivent travailler ensemble dans la même direction.

Il ne veut pas se trouver mêlé à la division qui oppose Sébastien Eugène et Jacques Krabal.

Etienne Haÿ réaffirme ses valeurs : mes engagements forts sont en direction des habitants, mon guide et fil conducteur de chaque jour au service du territoire. Travailler ce projet de territoire tous ensemble dans la même direction et en cohésion est la seule raison de ma candidature au CS.

 

Communiqué du député Jacques Krabal

 

"Mensonges et polémiques pour masquer des ambitions personnelles

Le communiqué du maire de Château-Thierry, suite à l'élection du président du conseil de surveillance de l'hôpital Jeanne de Navarre, est inquiétant sur la forme et sur le fond.

Sur la forme : quand il est battu à une élection, le maire crie au complot. Curieuse vision de la démocratie...

Pour lui, le candidat vainqueur n'est pas légitime. C'est insultant pour le président de l'Agglomération, élu règlementairement, et qui n'avait pas besoin de ma voix pour l'être. D'autant plus que, même en cas d'égalité avec le maire, les textes en vigueur auraient conclu à l'élection du président de l'Agglomération. Le scrutin s'est déroulé dans le respect des règles, sous le contrôle de l'ARS. 

En homme politique trop pressé, le maire a tenu à ce que l'élection du président du conseil de surveillance se fasse avant la mise en place des nouveaux élus intercommunaux. Tel est pris qui croyait prendre, nous dit la fable : en début de séance, le président de la CARCT avait proposé de reporter l'élection et le maire a refusé. Libre à lui et libre au président de l'Agglomération de se présenter à ce poste. 

Tout comme le maire ne cache pas sa volonté, exprimée auprès de nombreux maires et élus, d'être candidat à la présidente de la CARCT... Ce qui explique vraisemblablement des polémiques stériles, comme celle qu'il a déclenchée au sujet d'un établissement de restauration rapide, en pleine crise sanitaire, quand les temps appelaient la solidarité et non la division !

Le fait que le maire de la ville où se situe l'hôpital ne soit pas le président du conseil de surveillance n'est pas un cas isolé à Château-Thierry. 

Et puis, la covid nous a montré que les politiques de santé publique s'appliquent à l'échelle intercommunale, pas seulement à la ville-centre. C'est donc une évolution logique pour l'hôpital de devenir hôpital de territoire, incluant les EHPAD, la prise en charge des personnes âgées et les politiques de prévention, notamment. 

Sur le fond : il contient des mensonges et des contre-vérités. 

Concernant la personnalité qualifiée qui siégeait précédemment au conseil de surveillance, elle a démissionné fin mars 2020 et non il y a trois ans comme il l'affirme.

Rappelons également qu'un député peut tout à fait, règlementairement, siéger dans cette instance, comme ce fut le cas de la députée qui m'a précédé.

Il dit s'étonner de ma nomination par l'Agence Régionale de Santé et taxe celle-ci de « complice » : pour ce terme accusateur envers une institution de l'État, à lui d'assumer ses propos. 

Pour rappel, en 2017, si je suis resté président du conseil de surveillance, c'est à la demande des médecins et en accord avec tous les élus de la majorité municipale, y compris le maire. Pourquoi brandit-il maintenant des recours qu'il n'a pas faits pendant ces trois années ? 

N'étant plus conseiller municipal depuis le mois de mars dernier, j'ai effectivement fait acte de candidature il y a deux semaines pour continuer de travailler, comme je le fais depuis 10 ans, au développement de notre hôpital, aux côtés des équipes. Je suis navré si ma présence, comme celle de toutes les personnes qui ne disent pas comme lui, peut gêner le maire.

Pour moi, mon rôle est de servir le territoire et ses habitants, sans question liée à la personnalité de l'un ou l'autre élu. C'est notre capacité à travailler tous ensemble qui a toujours fait la force de notre Sud de l'Aisne, il serait dommageable de remettre en cause ce rassemblement pour satisfaire aux caprices et ambitions personnelles de l'un ou de l'autre. 

Quant à sa méthode pour la ville de Château-Thierry, nous aurons l'occasion d'en reparler.

Ce qui compte aujourd'hui, c'est de porter le projet de notre hôpital, le rapprochement avec le CHU de Reims et le développement de l'offre de soins pour qu'elle corresponde pleinement aux besoins des habitants de notre territoire.

Cette triste polémique, engagée dans des temps difficiles où nous devons savoir nous serrer les coudes ne doit pas nous faire de vue l'essentiel. Avec humilité et simplicité, nous devons nous retrousser les manches pour sortir de la crise et avancer. Voilà ce que doit être notre unique motivation, loin des petites querelles de personnes !

Pour moi, l'essentiel c'est d'agir pour l'intérêt collectif et il reste beaucoup à faire. C'est dans cet unique objectif que je siégerai au conseil de surveillance jusqu'à la fin de mon mandat de député."

 

Jacques Krabal

 

 



Lettre ouverte  d'Etienne Haÿ

 

"Mesdames, Messieurs les élus,

Mesdames, Messieurs les membres du conseil de surveillance,

Chers amis,

Permettez-moi de revenir vers vous sur les sujets qui ont émaillé l'actualité de la fin de semaine dernière et le début de cette semaine.

Depuis plusieurs semaines, des attaques et polémiques laissent présager des velléités personnelles de M. Eugène pour servir une candidature, maintenant les choses sont claires.

Le Maire de Château Thierry a publié hier soir un post facebook demandant ma démission au sein du conseil de surveillance de l'hôpital.

Rappel des faits

J'ai demandé avec force à l'Agence Régionale de Santé et aux membres du Conseil de surveillance le report de son installation après celle de notre conseil communautaire le 11 juillet, en y mettant toute mon énergie. Cette demande obéit à une logique démocratique puisque l'agglo doit envoyer un représentant dans cette instance stratégique, comme c'est le cas pour d'autres : syndicats, maison du tourisme, etc. Par ailleurs, pas un conseil de surveillance ou d'administration ne s'est installé avant les élections communautaires chez nos voisins (Soissons, Charly sur Marne par exemple)

Je connais les enjeux de santé de notre territoire. Il me semblait important d'en débattre dans nos instances démocratiques avant de commencer à prendre une direction. 

La présidente par intérim de cette instance nous a longuement expliqué l'urgence d'installer ce conseil de surveillance pour traiter des sujets prioritaires pour notre hôpital et a refusé le report. La voix du territoire a été clairement écartée par le maintien de l'élection un mois avant l'installation des représentants de nos 87 communes
Seule option pour que l'on entende le point de vue du territoire : porter le projet en présentant une candidature communautaire. 

Le conseil de surveillance m'a confié cet engagement en m'élisant président à la majorité des voix. 

Je suis surpris de la demande de démission de Monsieur le Maire qui par colère a quitté la salle en annonçant qu'il ne siègerait dans cette instance qu'après la validation de l'élection par le tribunal administratif. Je ne comprends pas ce retournement de situation. Les urgences sont toujours là.

Sur la forme

Nous avons voté en Conseil communautaire lundi 15 juin unanimement une motion, qui traite de trois points principaux :

                       1-   La communauté doit rester l'émanation des communes.

Oui la communauté est l'émanation des communes. Ne siègent à l'agglomération que des élus communaux. Les décisions sont bien prises par les représentants des communes. J'ai rappelé que son organisation est composée de quatre niveaux : les commissions ouvertes à tous les élus municipaux, les conférences des Maires, le bureau et le conseil communautaire. C'est pour cela que je m'adresse directement à vous.


             2-   Les maires doivent conserver leur rôle.

Oui les maires ont un rôle important à jouer et cela a encore été mis en avant avec la gestion de la crise du Covid 19 que nous venons de traverser. L'Etat l'avait certainement un peu trop vite oublié. 

                       3-   Les installations d'équipements nouveaux sur le territoire doivent recueillir l'avis des communes hôtes avant leur installation, ce que nous avons toujours fait et continuerons à faire. 


Oui et c'est tout à fait normal, ces principes sont déjà inscrits dans le pacte de fusion qui nous lie depuis plus de trois ans. 


Voilà en résumé les principes fondamentaux qui m'ont conduit à présenter cette motion à la demande du maire de Château-Thierry ; on ne peut être que d'accord. J'ai beaucoup trop de respect de nos instances démocratiques, que ce soit à la Communauté d'agglomération ou à l'hôpital, pour qu'il en soit autrement. Les débats doivent être organisés dans ces instances et non ailleurs par respect des participants et élus. 


Sur le fond

La crise sanitaire que nous venons de traverser a mis à rude épreuve le personnel de première ligne. Ils ont tous permis que le système de santé tienne au prix d'efforts incroyables. Cette crise a révélé des dysfonctionnements dans notre système de soins, le président de la République l'a rappelé dimanche soir. 

L'enjeu pour la collectivité et les 87 communes que je représente est fort, et le mot est faible. 

Près d'un tiers de notre personnel travaille pour les services du médico-social: notre EHPAD est géré depuis le 1erjanvier par les équipes du Centre hospitalier, près de 150 agents communautaires sont au service des soins infirmiers à domicile, aides à   domicile et portage de repas, et notre Contrat Local de Santé, aujourd'hui déployé par la ville de Château-Thierry, constitue une priorité pour toutes les communes de l'agglo de la mandature à venir. 

Ces derniers mois, nous avons développé avec nos communes, et notamment celle de Fère en Tardenois, des antennes de l'hôpital, pour se rapprocher des usagers. Nous souhaitons déployer cette formule dans d'autres bourgs centres. 

L'agglomération gère également 2 maisons de santé et accompagne l'ouverture d'une troisième avec la ville de Fère en Tardenois. 

Définitivement, le centre hospitalier, situé à Château-Thierry, est ancré dans notre communauté, et devient de plus en plus un équipement structurant de notre territoire. 

C'est d'ailleurs une demande formulée très clairement par les habitants, qui ont souhaité que nous consacrions un axe entier à la santé dans notre projet Destination 2030 : maisons de santé, déserts médicaux, EHPAD, antennes du centre hospitalier, services médico-sociaux, contrat local de santé... Les problématiques et défis sont nombreux. 

La santé est clairement un sujet du territoire. 

Aussi, je prends l'engagement, parce que l'urgence est sur le fond, de mettre en débat la stratégie de santé que nous devons prendre au sein du conseil de surveillance, du conseil communautaire ainsi qu'au sein des territoires concernés par le rayonnement de l'hôpital.

Ma candidature n'a été guidée que par le fond, pour développer un projet médical au plus près des besoins de nos habitants, conforter le centre hospitalier en tête de proue d'un réseau efficace au service du bassin de vie, loin des frontières administratives, à l'image de notre agglo: au carrefour de la ruralité et des villes, avec nos spécificités. Chacun son combat.

L'hôpital de territoire est une notion nouvelle qui va permettre l'organisation des soins au plus près des besoins des 100 000 habitants qu'il regroupe. Je n'ai pas le recul nécessaire pour connaître quels seront les usages de gouvernance de cette nouvelle organisation.

Ces polémiques démontrent que la trêve politique du covid aura été, il est vrai, de courte durée. Et pourtant, le véritable sujet est là : ces dernières semaines ont montré l'importance des relations entre l'hôpital et tout le territoire, je dirais même les territoires. C'est un vaste chantier qui s'ouvre à nous et je ne doute pas qu'avec l'énergie de chacun ce sera une belle réussite.

Monsieur le Maire va certainement s'exprimer à son tour, mais pour ma part je vous dis à bien vite.  

Bien à vous"

E HAY

 

 


Courrier du maire de Château-Thierry à la CARCT

Réponse d'Etienne Haÿ à Sébastien Eugène concernant la motion

 

 

Monsieur le Maire,
Je fais suite à votre courrier reçu ce jour à l'Aiguillage : vous y expliquez que la
motion que vous avez proposée au Conseil communautaire du 15 juin, et votée à l'unanimité, induit de fait ma démission du Conseil de surveillance du centre hospitalier Jeanne de Navarre.
En effet, selon vous, pour me présenter à la présidence du Conseil de surveillance qui s'est tenue le 11 juin, et pour respecter cette motion votée le 15 juin -a posteriori de la tenue du Conseil de surveillance, cela ne vous a pas échappé- il aurait fallu que les élus communautaires valident ma candidature.
Est-ce utile, Monsieur le Maire, de vous rappeler qu'à deux reprises, j'ai demandé
officiellement le report de la tenue de cette élection à l'hôpital pour justement pouvoir travailler avec les élus communautaires -dont le renouvellement doit se tenir le 11 juillet prochain- cet enjeu territorial que représente la stratégie du centre hospitalier sur le projet médical du bassin de vie de l'agglomération (et au-delà de ses
frontières), et également son impact sur les nombreux services communautaires
médico-sociaux ? C'est bien pour cela que j'ai demandé le report de cette élection
dès réception de la convocation, le 5 juin dernier.
Je joins de nouveau ma demande adressée au directeur général de l'ARS et transmise à l'ensemble des membres du Conseil de surveillance, dont vous faites partie, et à laquelle vous vous êtes opposée le jour de l'élection.
Je vous ai également contacté lundi 8 juin afin de pouvoir échanger avec vous et vous expliquer la philosophie qui animait cette demande de report : celle du respect de la démocratie et des élus communautaires. Demande à laquelle vous m'avez répondu défavorablement, en me donnant rendez-vous le 11 juillet. Dont acte.
Par ailleurs, vous invoquez les usages pratiqués dans de nombreux conseils de surveillance : mais si ces présidences revenaient de droit aux maires des communes, pourquoi tenir des élections dans ce cas, alors qu'une présidence d'honneur suffirait ?

Si j'ai voté en faveur de cette motion, qui fait totalement écho à la philosophie de notre communauté, et si je respecte le vote du Conseil communautaire de lundi, je respecte toutes les instances démocratiques, celle du centre hospitalier comprise.
Je n'ai pas été nommé à ce poste de président du Conseil de surveillance mais élu par la Communauté médicale d'établissement, les représentants du personnel, les représentants des usagers et les représentants des collectivités : je tiendrai donc mes engagements, comme je le fais toujours, et comme je le ferai à l'égard de la motion votée lundi.
C'est la démocratie.
Vous comprendrez pour ces raisons, Monsieur le Maire, que je ne répondrai pas favorablement à votre demande qui me semble bien cavalière au regard des éléments évoqués.
Je vous prie de croire, Monsieur le Maire, à l'assurance de mes sentiments les meilleurs.

Etienne Haÿ
Président

 

 

Mail CARCT à l'Ars

 

 

De : Etienne HAY
Envoyé : vendredi 5 juin 2020 20:10
À : Etienne Champion/ars
Objet : installation du Conseil de surveillance du centre hospitalier Jeanne de Navarre

Monsieur le directeur,
j'ai reçu hier la convocation à l'installation du Conseil de surveillance du centre hospitalier
Jeanne de Navarre, dont je fais parti, prévue le 11 juin prochain.
Je viens vers vous pour vous faire part de mon étonnement quant à cet ordre du jour et la
date choisie.
En effet, je siège au conseil de surveillance en ma qualité de président de la Communauté
d'agglomération de la région de Château-Thierry, et de président du Conseil d'administration
de notre EPMS.
L'enjeu pour la collectivité que je représente est fort, et le mot est faible.
Près d'un tiers de notre personnel travaille pour les services du médico-social: notre EHPAD
est géré depuis le 1er janvier par les équipes de Mme la directrice Sylvaine Ducout, près de
150 agents sont au service des soins infirmiers à domicile, aides à domicile et portage de
repas, et notre Contrat Local de Santé constitue une priorité pour le territoire de la
mandature à venir.
Ces derniers mois, nous avons développé avec nos communes, et notamment celle de Fère
en Tardenois, des antennes de l'hôpital, pour se rapprocher des usagers. Nous souhaitons
déployer cette formule dans d'autres bourgs centres.
Nous gérons également 2 maisons de santé et en construisons une autre en partenariat
avec la ville de Fère en Tardenois, qui doit ouvrir ses portes prochainement.
Vous l'aurez compris, notre hôpital, situé à Château-Thierry, est ancré dans notre
communauté, et devient de plus en plus un équipement structurant de notre territoire, tête de
proue d'un réseau en pleine construction, qui a pour objectif de conforter ce rôle "d'hôpital
catalyseur de la santé de proximité".
Cette nouvelle mandature communautaire n'a pas pu démarrer en raison de la crise
sanitaire.
Plusieurs communes de notre agglomération doivent encore élire leurs Conseils municipaux
au second tour, prévu le 28 juin prochain.
Notre collectivité ne pourra pas se réunir avant mi-juillet en vue d'élire son exécutif.
Je suis très interpellé par le choix de cette date qui implicitement, met de côté le travail et les
efforts que la Communauté d'agglomération de la région de Château-Thierry mène avec le
centre hospitalier, et quelque part, nie notre démocratie locale.
C'est la raison pour laquelle, M. le directeur, je m'adresse à vous pour vous demander de
bien vouloir reporter cette installation qui ne revêt pas d'urgence selon moi, à une date
ultérieure après nos élections prévues mi juillet. Cela permettra au prochain président de
l'agglo, que ce soit moi ou un autre, de prendre part pleinement aux débats à venir dans le
Conseil de surveillance.
Je vous remercie de l'attention que vous porterez à ma demande, et vous prie de croire,
Monsieur le directeur, en ma parfaite considération.
Bien à vous,


Etienne Haÿ
Président

 

 

 


Post Fb Sébastien Eugène 16/06/20

 


Ce lundi soir, j'ai proposé une motion en Conseil de l'Agglomération afin que les dernières compétences et derniers mandats des communes et de leur maire soient respectés.

Cette motion a été adoptée à l'unanimité par les maires et conseillers communautaires.

Les communes ont perdu de nombreuses compétences ces dernières années au profit des agglomérations. Il est indispensable que ces dernières évitent d'être hégémoniques et respectent les communes.

Cette motion adoptée, le Président de l'Agglomération devra par exemple démissionner de la présidence du conseil de surveillance de l'hôpital pour s'y conformer.

Dans le cas contraire, la crise de confiance entre le Conseil et la présidence de l'Agglomération n'en serait que plus aiguë.

 

 

 

Motion


Réponse du président Etienne Haÿ au Maire Sébastien Eugène

A Étampes-sur-Marne, le 18 juin 2020

Copie à : Mesdames Messieurs les élus communautaires
Annexes : courrier de M. le Maire de Château-Thierry ; mail à l’attention de M. le directeur de l’ARS du 5 juin


Monsieur le Maire,
Je fais suite à votre courrier reçu ce jour à l’Aiguillage : vous y expliquez que la
motion que vous avez proposée au Conseil communautaire du 15 juin, et votée à
l’unanimité, induit de fait ma démission du Conseil de surveillance du centre
hospitalier Jeanne de Navarre.
En effet, selon vous, pour me présenter à la présidence du Conseil de surveillance
qui s’est tenue le 11 juin, et pour respecter cette motion votée le 15 juin -a posteriori
de la tenue du Conseil de surveillance, cela ne vous a pas échappé- il aurait fallu
que les élus communautaires valident ma candidature.
Est-ce utile, Monsieur le Maire, de vous rappeler qu’à deux reprises, j’ai demandé
officiellement le report de la tenue de cette élection à l’hôpital pour justement pouvoir
travailler avec les élus communautaires -dont le renouvellement doit se tenir le 11
juillet prochain- cet enjeu territorial que représente la stratégie du centre hospitalier
sur le projet médical du bassin de vie de l’agglomération (et au-delà de ses
frontières), et également son impact sur les nombreux services communautaires
médico-sociaux ? C’est bien pour cela que j’ai demandé le report de cette élection
dès réception de la convocation, le 5 juin dernier.
Je joins de nouveau ma demande adressée au directeur général de l’ARS et
transmise à l’ensemble des membres du Conseil de surveillance, dont vous faites
partie, et à laquelle vous vous êtes opposée le jour de l’élection.
Je vous ai également contacté lundi 8 juin afin de pouvoir échanger avec vous et
vous expliquer la philosophie qui animait cette demande de report : celle du respect
de la démocratie et des élus communautaires. Demande à laquelle vous m’avez
répondu défavorablement, en me donnant rendez-vous le 11 juillet. Dont acte.
Par ailleurs, vous invoquez les usages pratiqués dans de nombreux conseils de
surveillance : mais si ces présidences revenaient de droit aux maires des communes,
pourquoi tenir des élections dans ce cas, alors qu’une présidence d’honneur
suffirait?

Si j’ai voté en faveur de cette motion, qui fait totalement écho à la philosophie de
notre communauté, et si je respecte le vote du Conseil communautaire de lundi, je
respecte toutes les instances démocratiques, celle du centre hospitalier comprise.
Je n’ai pas été nommé à ce poste de président du Conseil de surveillance mais élu
par la Communauté médicale d’établissement, les représentants du personnel, les
représentants des usagers et les représentants des collectivités : je tiendrai donc
mes engagements, comme je le fais toujours, et comme je le ferai à l’égard de la
motion votée lundi.
C’est la démocratie.
Vous comprendrez pour ces raisons, Monsieur le Maire, que je ne répondrai pas
favorablement à votre demande qui me semble bien cavalière au regard des
éléments évoqués.
Je vous prie de croire, Monsieur le Maire, à l’assurance de mes sentiments les
meilleurs.

Le Président,
Etienne Haÿ

 

 

Composition du conseil de surveillance de l'Hôpital de Château-Thierry

Trois collèges de 3 personnes soit 9 membres compose actuellement le Conseil de Surveillance.

Collège des élus : Maire de Château-Thierry, un représentant du département, 1 personne de l'agglo

Collège des usagers : 2 usagers et une personne qualifiée nommée par le préfet

Collège du personnel : le président de la CME  ou son représentant (médecins), 1 représentant des syndicats, 1 représentant des soignants.

Hôpital de territoire

Toujours les 3 mêmes collèges qui passeraient de 3 à 5 personnes

*1h avant l'élection,

l'ARS fait savoir que Jacques Krabal est nommé au Conseil de surveillance comme personne qualifiée.

Voilà, vous avez tous les éléments en notre possession ! Alors, avez vous pu vous faire votre opinion ?

Ce qu'il en résulte, c'est que l'Hôpital, son personnel et les habitants sont pris en otages pour des querelles personnelles qui deviennent politiciennes et n'apportent rien au débat. Ces querelles personnelles se  répercutent dans d'autres structures et font perdre beaucoup de temps sur les actions à mener pour le territoire...

Comme un air de déjà vu, du temps de Dominique Jourdain, non ?

Et pendant ce tems la caravane passe...


 

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