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Covid 19 : Réouverture Emmaüs à Rozières reprise des dépots de dons

Covid 19 : Réouverture Emmaüs à Rozières reprise des dépots de dons



Rozoy-sur-Crise (02) -

Emmaüs de Rozières-sur-Crise a repris les dépôts et collectes de dons avant sa réouverture au public…

 

Après deux mois de fermeture imposée par les mesures sanitaires liées au COVID 19, la Communauté Emmaüs de Soissons met tout en oeuvre pour ouvrir ses portes

Mercredi 27 Mai prochain

Compagnes et compagnons, responsables, bénévoles se préparent afin d'accueillir le public dans les conditions optimales et le strict respect des consignes sanitaires.

L'accueil des clients se fera de manière un peu différente bien sûr...

Un maximum de 50 clients sera accepté simultanément à l'intérieur de la Communauté. Selon les espaces de vente, un nombre réduit également.

Port du masque obligatoire pour tous, clients comme vendeurs et gel hydroalcoolique à l'entrée. Un sens de circulation sera balisé afin de respecter les distances au sein des espaces comme à l'attente à la caisse. Enfin, le paiement par carte bancaire sera privilégié.

D'ores et déjà les dépôts sont acceptés et le ramassage a repris. D'autant que la demande est importante. Le confinement a été l'occasion d'un grand ménage et de tris dans les maisons !

Retourner chez Emmaüs : LE Geste barrière contre l'exclusion

Donner et acheter des objets d'occasion est un véritable engagement citoyen

Durant le confinement, Emmaüs a poursuivi ses actions de solidarité, d'accueil, d'accompagnement et d'insertion des plus vulnérables, sans pouvoir compter sur les ressources financières de ses espaces de vente.

La reprise d'activité 'est pour l'instant que progressive et partielle. Dans un premier temps, la Communauté de Soissons sera ouverte les mercredis et samedis de 10h à 12h et de 14h à 17h30.

Les dirigeants espérent plus que jamais que les clients seront au rendez-vous afin qu'ils puissent poursuivre leur mission envers les plus démunis. Car face aux difficultés rencontrées par certaines communautés, pour la première fois de son histoire, le 17 avril dernier, Emmaüs France a lancé une campagne nationale d'appel aux dons #EMMAUSENDANGER.

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ARTICLE DU FIGARO Par ? Publié le 27 avril 2020 à 20:16, mis à jour le 28 avril 2020 à 07:49

Appel aux dons inédit d'Emmaüs :

"Plus les Français donneront, plus nous aurons de quoi affronter l'avenir"

 

Depuis le début du confinement, Emmaüs France a perdu l'essentiel de ses revenus, liés aux activités de récupération et de revente, explique Valérie Fayard, directrice déléguée du Mouvement.

Jamais depuis 1949, date de sa création par l'abbé Pierre, Emmaüs n'avait fait appel à la générosité du public. En effet, le modèle de ce mouvement consiste à financer ses propres actions de solidarité grâce à l'activité de récupération, de rénovation et vente d'objets d'occasion. Mais avec l'épidémie de Covid-19 en France et depuis la mise en place du confinement, tout ce circuit est à l'arrêt. Une catastrophe pour Emmaüs, l'association ne recevant aucune subvention. Les communautés de l'abbé Pierre ont donc décidé, pour la première fois de leur histoire, de lancer un appel aux dons il y a une dizaine de jours.À lire aussi : Guillaume Valette-Valla, un ancien de Matignon à l'œuvre chez Emmaüs

 

Parmi les nombreuses activités d'Emmaüs, les «communautés» sont particulièrement impactées : ces lieux d'accueil, d'activité et de solidarités qui fonctionnent grâce à la récupération d'objet. Les personnes qui y sont accueillies sont appelées «compagnons» et deviennent les acteurs de leur propre réinsertion, par leur activité de récupération et de réemploi des marchandises collectées.

Valérie Fayard, directrice générale déléguée d'Emmaüs France, revient pour Le Figaro sur cette situation inédite en 70 ans d'histoire du Mouvement.

LE FIGARO. - En quoi le confinement a-t-il directement mis en péril le modèle de financement du mouvement Emmaüs et conduit à cet appel aux dons historique ?

Valérie Fayard. - Emmaüs a une caractéristique par rapport à d'autres associations : c'est un mouvement fondé sur le principe de l'autonomie, que ce soit celle des personnes ou des structures. Nous aidons les personnes précaires à se remettre debout par le travail. Ce fut une idée très originale de l'Abbé Pierre pour les années 1950. En ce sens, nous ne sommes pas une association caritative. Les personnes sur le bord de la route vont ainsi générer, par leur travail, les ressources nécessaires pour payer les salaires, les charges, etc. Comment ? Par une activité de récupération - c'est ce que les gens connaissent bien par l'intermédiaire des camions Emmaüs, notamment -, de collecte, de tri, de réparation et de vente de produits (vêtements, objets, meubles, etc.).

Nous sommes le premier acteur du réemploi et de l'occasion. De cette même manière, nous collectons 300.000 tonnes de produits par an, ce qui a également un impact environnemental fort puisque nous agissons sur la deuxième vie des produits en limitant ainsi les déchets. Or, ces activités génèrent un chiffre d'affaires important qui permet de payer, dans nos communautés, ce qui est lié à l'hébergement, l'alimentation, la santé, les salaires, ou encore le financement d'actions de solidarités externes. C'est un modèle vertueux et cohérent.

"Jamais en 70 ans nous aurions pu imaginer une fermeture de plusieurs mois de ces structures qui, contrairement aux entreprises classiques, n'ont pas de trésorerie d'avance. D'ordinaire, nous n'appelons pas à la générosité du public. Mais là, c'est la catastrophe."

Quelles sont les activités d'Emmaüs les plus menacées actuellement

Depuis le 17 mars - début du confinement, NDLR - 210 structures Emmaüs (sur 289) - soit 500 espaces de vente - ont dû arrêter toutes leurs activités de récupération et de vente, entraînant la disparition de l'essentiel de leurs ressources.

À lire aussi : Emmaüs s'expose à Paris pour célébrer ses 70 ans

Sur les 119 communautés du Mouvement, 43 sont menacées à très court terme. Les besoins sont urgents. Les communautés Emmaüs ont une capacité d'accueil de 5150 places (elles accueillent 9200 personnes à l'année). Autant de compagnons qui pourraient se retrouver à la rue, si les communautés fermaient les unes après les autres... Dans un contexte social déjà très difficile, qui pourrait encore s'aggraver à la fin de l'épidémie. Ce modèle historique d'accueil inconditionnel crée par l'abbé Pierre pourrait disparaître si nous ne trouvons pas les moyens de les soutenir.

Sont également menacés les chantiers ou entreprises d'insertion qui ont une activité autour de la récupération. Je pense, à titre d'exemple, aux friperies Emmaüs.

Comment vos bénévoles, compagnons et salariés continuent, malgré tout, à agir sur le terrain ?

Dans nos communautés, l'activité d'accueil continue. Ce sont des lieux de vie et de travail, les gens continuent à y vivre, à y être accompagnés. De même, les maraudes d'Emmaüs solidarité continuent de faire face à l'urgence sociale sur le terrain.

À lire aussi : Confinement : la double peine des mal-logés

Le mouvement Emmaüs ne peut supporter l'idée de ne pas être au front. Les chantiers d'insertion sont, eux, à l'arrêt, mais certains salariés viennent tout de même pour fabriquer des masques par exemple.

L'appel aux dons a-t-il déjà porté ses fruits ? De quelle somme auriez-vous besoin pour "tenir" face à cette crise sanitaire et comment seront redistribués ces dons ?

Les Français répondent présents. Le nom Emmaüs parle. Le grand public sait qu'il s'agit d'une association aux côtés des plus pauvres et des plus fragiles (le slogan d'origine de notre manifeste, c'est : «servir premier le plus souffrant»). Par ailleurs, les Français ont compris qu'il s'agissait d'un appel aux dons exceptionnel.

Il est trop tôt encore pour communiquer sur les sommes récoltées. Nous avions fixé un objectif de cinq millions d'euros, ce qui est déjà énorme, mais nous étudions différentes hypothèses sur l'après déconfinement. Plus les Français donneront, plus nous aurons de quoi affronter l'avenir.

Avec 70 euros, par exemple, on peut « payer les charges » liées à l'accueil d'un compagnon sur une journée.

Les dons sont mis dans un fonds commun et on déterminera les structures les plus en difficulté. Ils serviront à payer les charges liées à l'accueil des personnes : alimentation, loyers, soins de santé, salaires, allocations des compagnons. Avec 70 euros, par exemple, on peut «payer les charges» liées à l'accueil d'un compagnon sur une journée.

En effet, ne craignez-vous pas un impact du confinement sur le long terme ? De plus en plus de Français, notamment les étudiants et intérimaires, privés de leurs revenus habituels, risquent de basculer dans «la grande précarité», a mis en garde le Secours catholique. En Seine-Saint-Denis, les autorités redoutent des «émeutes de la faim»...

En effet, la crise va faire basculer plus de personnes dans la précarité et il faut qu'on soit là, qu'on puisse donner du travail. Il est évident, quand on voit les files d'attente pour l'aide alimentaire s'allonger chaque semaine, que tous ces travailleurs précaires, au chômage partiel avec des petits revenus, que les besoins vont augmenter, y compris pour les autoentrepreneurs, les artisans, les commerçants, etc.

À lire aussi : À Paris, la faim affecte de nouvelles populations

Nous devons donc continuer à accueillir des compagnons dans nos communautés et des salariés en insertion. Il faut se mobiliser, au niveau de la société civile, mais aussi que les politiques publiques, au moment du déconfinement, donnent une place prépondérante aux plus vulnérables.

« Lorsque le déconfinement sera là, dans un contexte social qui pourrait s'aggraver à la fin de l'épidémie, nous encourageons les Français à continuer à soutenir notre modèle en donnant et en achetant chez nous, pour faire vivre ce modèle économique.«

C'est sûr qu'on va avoir besoin de nous. Il est pour nous insupportable de se dire que nos structures seraient obligées de fermer et de remettre des personnes à la rue, de se dire qu'on ne sera pas là alors qu'on est là depuis les années 1950. On est prêts, mais il faut qu'on ait des moyens.

Lorsque le déconfinement sera là, nous encourageons aussi les Français à continuer à soutenir notre modèle en donnant et en achetant chez nous, pour faire vivre ce modèle économique. Cette crise aura peut être fait prendre conscience de l'importance de donner une deuxième vie aux produits : c'est vertueux sur le plan social, et écologique.

 

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