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Expo-événement à Gennevilliers avec Noël Coret

Expo-événement à Gennevilliers avec Noël Coret



Château-Thierry - Genevilliers -

Un castel exhume les Trésors artistiques des Banlieues...

La ville de Gennevilliers (92) accueillait  à la Halle des Grésillons l'exposition d'arts « Trésors de Banlieues ». Un événement culturel majeur né d'un concept inédit et unique en France. Le principe est de rassembler en un même espace, des centaines d'œuvres d'artistes locaux, anciens comme contemporains, collectées auprès de quelque 50 villes de la couronne parisienne afin de permettre au grand public de mieux se rendre compte de l'extraordinaire foisonnement créatif qui n'a cessé de se développer hors des murs de la capitale et de ses grands musées.

Cette manifestation  a bénéficié d'un retentissement médiatique exceptionnel. Or, s'il nous est agréable à notre tour d'en souligner l'intérêt, outre que la banlieue parisienne est à nos portes, c'est aussi et surtout parce qu'il se trouve que son commissaire général n'est autre que le Castel Noël Coret. Un ex-président du Salon d'Automne de Paris et actuel président du Salon d'Automne international, en grand ordonnateur de l'opération, que nous avons rencontré pour qu'il nous parle de cet incroyable tour de force consistant à se voir confier par toutes ces municipalités, musées et archives départementales - souvent, avec un réel engouement pour le projet - quelque 260 joyaux exhumés de leurs collections publiques, anciennes ou récentes, issus de legs ou d'achats...

Noël Coret, écrivain d'art, auteur d'expositions

Originaire de Coulonges-Cohan sur le plateau du Tardenois et résidant à Essômes-sur-Marne, Noël Coret, écrivain d'art et auteur d'expositions, a été fait, en 2015, Chevalier des Arts et Lettres à l'occasion du Salon d'Automne de Paris avec, pour parrain, l'acteur Thierry Lhermitte, arrière-petit-fils du grand peintre Léon Lhermitte. Spécialiste du post-impressionnisme et de l'École de Paris, on lui doit de nombreux articles et ouvrages parmi lesquels : Les peintres de la Vallée de la Marne, 1996 ; Fernand Pinal, peintre-graveur, monographie de l'un des apôtres de l'impressionnisme sur les bords de Marne - En néo-impressionnisme : le Groupe de Lagny, 1999 ; La Lumière transfigurée, 2000 ; Salon d'Automne : 1903-2003, l'Art en effervescence, mars 2004; Peintres historiques de la Vallée de la Marne : rencontre avec les imagiers du Sud de l'Aisne (1860-1960), juin 2009 ; Pays-Paysages-Paysans : Les peintres de la vie paysanne autour de Léon Lhermitte, 2010 ; D'Auguste Renoir à David Hamilton : un siècle d'Art moderne, mai 2011 (expositions à l'hôtel Ibis). Aujourd'hui, cette immersion dans la création artistique des banlieues représente pour lui une expérience des plus enrichissantes.

Peintures, dessins, sculptures, affiches, bandes dessinées...

De Lagny-sur-Marne à Chevilly-Larue et de Colombes au Plessis-Robinson en passant par Argenteuil, Asnières, Aubervilliers, Saint-Denis, Sarcelles, Romainville, La Courneuve, Tremblay-en-France, Epinay, Fontenay-sous-Bois, Vitry-sur-Seine, Gentilly, Levallois, Nanterre, L'Isle-Adam, Malakoff, Meudon, Montataire, Montfermeil, Montrouge, Issy-les-Moulineaux, Pontoise, Sceaux, Rueil-Malmaison et autre Nogent-sur-Marne, les villes de banlieue ont toujours eu à cœur d'imaginer et de construire des relations fructueuses entre artistes et habitants à travers des résidences, des expositions et des acquisitions.

Au long des années, depuis le début du siècle dernier - et particulièrement durant ces dernières décennies - se sont ainsi constitués de véritables « trésors de banlieues ». Or, jamais le public, en effet, n'avait pu mesurer ainsi, dans son ensemble, l'importance de ce patrimoine artistique insoupçonné, admirer son extrême diversité́ et la qualité́ incroyable des oeuvres conservées par chacune de ces communes. Aussi, concrétisant une idée conçue il y a cinq ans dans l'esprit du maire PCF de Gennevilliers, Patrice Leclerc avec l'appui de l'Académie des Banlieues, les 3 000 m2 de la halle des Grésillons (ancien marché couvert) ont été habilement transformés en un vaste musée des Beaux-Arts éphémère prêt à accueillir une manne incroyable d'expressions artistiques propres à ces banlieues. Autant de peintures, dessins, sculptures, tapisseries, céramiques, bandes dessinées, photographies, affiches, objets d'art et témoignages de la culture industrielle sélectionnés en vertu d'une programmation intertemporelle et pluridisciplinaire voulue par Noël Coret au terme de deux années d'un méticuleux travail de recherche et de moult démarches. L'ensemble est mis en valeur sur de larges écrins écarlates constitués par la découpe d'anciens conteneurs de bateaux (rappelant la vocation d'important port fluvial de cette cité des bords de Seine).

Picabia, Chagall, Utrillo, Taslitzky, Volti, Doisneau, Caza...

Les œuvres y sont réparties par grands thèmes comme « L'art sacré aux yeux de tous » ; « Un art décoratif pour les mairies : peintures, sculptures, tapisseries » ; « Guerres et révolutions : résonances en banlieue » ; « Témoigner de son temps par tous les moyens de l'art » ; « Brutalité des mutations démographiques » ; « Ce que nous disent les rues et les murs de  banlieue » ; « Paysages ruraux, paysages urbains » ; « Expressions plurielles en banlieue ».

« Ainsi - précise le commissaire général - Je dresse un peu l'inventaire de ce mouvement des artistes militants et qui ont été depuis belle lurette rangés dans les oubliettes des municipalités. Nous n'avons eu de cesse - quitte à refuser un artiste de grande notoriété au profit d'un créateur méconnu - de privilégier les oeuvres qui témoignaient de la richesse et de la diversité des acquisitions municipales et, par ailleurs, qui alimentaient l'orientation générale que nous souhaitions donner à cette exposition. D'autre part, il importait que chacune des collectivités participant au projet soit représentée au moins par une oeuvre, si humble soit-elle. Toutes les expressions sont concernées. De fait, si Caillebotte, Picabia, Utrillo, Léger, Taslitzky,  Somville, Chagall, Doisneau, Corneille, Volti, Di Rosa ou Rancillac... sont de la fête, on y trouve également un couteau gravé par Goya, une borne routière révolutionnaire, mais aussi... une moto fabriquée dans les années 30 ou « Madame » la barque de Maupassant quand il naviguait en charmante compagnie sur le bassin de Gennevilliers ».

Deux artistes de chez nous redécouverts

A la faveur de sa passionnante chasse aux trésors des banlieues, Noël Coret aurait aimé dénicher au moins une œuvre de Pierre Ladureau, peintre castelthéodoricien, familier des bars de Montparnasse durant l'entre-deux guerres où il côtoya Foujita, Soutine, Modigliani... Artiste très prisé des collectionneurs de la cité des fables et dont deux immenses tableaux ornent les murs du salon d'honneur de l'hôtel-de-ville. Hélas, la lithographie réalisée pendant la guerre par ce Résistant de la première heure et figurant dans le très rare recueil collectif de douze lithographies de propagande antinazie et antipétainiste « Vaincre ! » réunissant des artistes engagés comme Taslitzky, Fougeron, Desnoyer, Gromaire, Lurçat ou Marquet, n'a pas été autorisé à sortir des archives municipales d'Ivry-sur-Seine. En revanche, notre fin limier a eu le bonheur d'exhumer une oeuvre de Georges Manillier (1906-1981), un artiste peintre natif de Château-Thierry mais totalement inconnu chez nous : une toile intitulée « Du pain et des roses » (slogan du mouvement ouvrier américain du début du siècle dernier). Il a aussi pu ramener à la lumière une œuvre de la sculptrice Françoise Salmon qui eut son atelier à... Essômes-sur-Marne. Ainsi la boucle est-elle bouclée !

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